Moselle

Énergie

La Française de l’Énergie émet une nouvelle obligation verte de 20 millions d’euros

Par Jean-François Michel, le 03 octobre 2022

Toujours en attente des autorisations nécessaires à l’exploitation du gaz de mine lorrain, le producteur d’énergie mosellan coté Française de l’Énergie vient de trouver un "financement complémentaire" pour soutenir sa stratégie de développement.

Pour l’exercice 2026, La Française de l’Énergie veut atteindre un chiffre d’affaires annualisé de plus de 100 millions d’euros.
Pour l’exercice 2026, La Française de l’Énergie veut atteindre un chiffre d’affaires annualisé de plus de 100 millions d’euros. — Photo : Philippe Bohlinger

Tout juste un an après l’émission de sa première obligation verte pour un montant total de 40 millions d’euros, le producteur d’électricité et de gaz La Française de l’Énergie (FDE), basé à Pontpierre (Moselle), annonce avoir émis une deuxième obligation. Le financement, pour un total de 20 millions d’euros, "a été octroyé par un partenaire de long terme, Edmond de Rothschild Asset Management", précise la PME lorraine, cotée sur Euronext, dans un communiqué.

+217 % de chiffre d’affaires au quatrième trimestre 2022

En plein développement, La Française de l’Énergie a bouclé l’exercice 2022 sur un chiffre d’affaires en progression de 156 % par rapport à 2021, pour atteindre 26,2 millions d’euros. Si la PME n’atteint pas encore les niveaux annoncés en 2019 (35 millions d’euros annoncés dans ses objectifs 2021), la clôture du quatrième trimestre 2022, d’avril à juin, a permis de dévoiler une hausse de l’activité de 217 % par rapport à l’année précédente, soit un chiffre d’affaires de 9,3 millions d’euros. La PME lorraine, qui emploie 21 salariés, confirme son objectif d’atteindre 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et plus de 50 millions d’euros d’Ebitda en 2026.

"Le placement de notre deuxième obligation verte témoigne de notre solidité financière et de la confiance d’Edmond de Rothschild Asset Management", affirme Julien Moulin, le président de La Française de l’Énergie. Et d’assurer que cette nouvelle transaction permettra à son entreprise de "financer tous ses projets bas carbone en Europe".

Un modèle économique "robuste"

Concrètement, si le groupe mosellan attend toujours l’accord définitif de l’État français pour capter et valoriser le gaz des mines sur de nouveaux sites dans les Hauts-de-France, ainsi que l’octroi par le ministère de la Transition écologique d’une concession pour exploiter les réserves certifiées en Lorraine, les projets ne manquent pas.

"La première ferme solaire de 15 mégawatts à Tritteling (Moselle) est prête à entrer en production dans les prochaines semaines et bénéficiera de conditions de prix de vente très attractives", dévoile ainsi le producteur d’énergie.

Les équipes de La Française de l’Énergie se sont aussi attaquées à la restructuration de la filiale à 94 % CryoPur, achetée en avril 2022, afin de déployer sa technologie en Europe. Créée en 2015 à l’initiative de Denis Clodic, ancien directeur du Centre énergétique et procédés des Mines ParisTech et co-lauréat du Prix Nobel de la paix en 2007 pour ses contributions au Giec, Cryo Pur, installée à Massy dans l’Essonne, a développé une technologie permettant d’épurer du gaz en CO2 et en méthane avant de le liquéfier pour sa valorisation.

Des prix de vente à la hausse

Présenté comme un "complément" à la première obligation de 40 millions d’euros émise en septembre 2021, ce nouveau financement doit générer des "cash-flows récurrents adossés à de solides contrats de vente d’énergie", souligne la PME lorraine, qui estime que ce "modèle économique robuste permet ainsi au groupe de garantir des rendements favorables sur le capital engagé pour chaque site de production". Une stratégie validée par les résultats : au cours de l’exercice 2022, les revenus de la vente de gaz ont triplé, pour s’établir à 11,8 millions d’euros, à un prix de vente moyen de 46,7 € le mégawattheure (MWh), soit une hausse de 218 %. Même tendance pour l’électricité, activité pour laquelle LFE a vendu le MWh à 195 € en moyenne pour engranger 12,9 millions d’euros de revenus.

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