Nancy

Industrie

ER Ingénierie a utilisé un VIE pour prendre pied au Maroc

Par Jean-François Michel, le 15 juin 2022

Pour accompagner certains de ses clients, le dirigeant d’ER Ingénierie, Christian Faivre, a décidé d’ouvrir sa première filiale au Maroc en 2013. Il a pour cela eu recours au volontariat international en entreprise (VIE).

Dirigé par Christian Faivre, ER Ingénierie compte deux filiales au Maroc.
Dirigé par Christian Faivre, ER Ingénierie compte deux filiales au Maroc. — Photo : Jean-François Michel

L’international peut peser jusqu’à 70 % des 6 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ER Ingénierie, une PME de 64 salariés qui conçoit et fabrique des machines spéciales, à destination des marchés de l’automobile, de la pharmacie ou encore de l’agroalimentaire. C’est en 2009 que Christian Faivre, le président de cette entreprise basée à Maxéville (Meurthe-et-Moselle), commence à prospecter au Maroc, grâce au programme Autoessor piloté par Vincent Carel, de la CCI Lorraine. "J’ai senti qu’il y avait du potentiel", se souvient le dirigeant, qui constate que tous les constructeurs automobiles délocalisent vers l’Afrique du Nord, pour bénéficier du coût très avantageux de la main-d’œuvre. Soucieux d’accompagner ses clients mais prudent par nature, Christian Faivre ne veut pas brûler les étapes : c’est en 2013 qu’il ouvrira sa première filiale à Tanger, dirigée par un jeune en VIE, Baptiste Portebois. Ce dispositif du "volontariat international en entreprise" permet au dirigeant de prendre pied sans risque dans un pays étranger, le volontaire étant indemnisé et Business France se chargeant de la gestion administrative et même du recrutement du volontaire. Aujourd’hui, ER Ingénierie compte deux filiales marocaines, qui emploient une dizaine d’ingénieurs et des techniciens marocains. Sous l’impulsion d’un des trois fils de Christian Faivre, Romaric, aujourd’hui responsable commercial et opérationnel, ER Ingénierie vient d’ouvrir une filiale à Abidjan, en Côte d’Ivoire. "Le marché est très prometteur", assure Romaric Faivre, qui veut notamment accompagner les efforts des entreprises locales visant à tirer de la valeur ajoutée de la transformation des matières premières de cet état de l’Afrique de l’Ouest.

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