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En ouvrant un bureau à Boston, Banook compte accélérer son développement aux États-Unis

Par Jean-François Michel, le 11 juillet 2022

La société nancéienne Banook, leader européen du contrôle de la toxicité cardiaque des médicaments, réalise déjà 40 % de son activité aux États-Unis. En ouvrant un bureau à Boston, le directeur général du groupe, Alexandre Durand-Salmon, veut "titiller un peu plus les concurrents américains".

"Nous sommes un peu plus compétitifs en termes de prix que nos amis américains", estime Alexandre Durand-Salmon, le directeur général du groupe Banook.
"Nous sommes un peu plus compétitifs en termes de prix que nos amis américains", estime Alexandre Durand-Salmon, le directeur général du groupe Banook. — Photo : Jean-François Michel

Immédiatement après l’annonce de l’ouverture d’un bureau à Boston, aux États-Unis, officialisée lors du salon Drug Information Association de Chicago, du 19 au 23 juin 2022, le directeur général de Banook, Alexandre Durand-Salmon, a perçu de la satisfaction chez ses clients américains. "Il y a presque un soulagement de savoir que nous avons franchi le pas et que nos équipes seront encore plus proches de leurs équipes opérationnelles".

Spécialisée dans la sécurité cardiaque et la lecture centralisée d’images médicales, Banook est une société de recherche contractuelle qui fournit des services dans le domaine de la recherche biomédicale pour l’industrie pharmaceutique ou biotechnologique. Basé à Nancy, le groupe s’appuie sur une filiale à Munich, depuis le rachat de la société concurrente Nabios en 2021 et un bureau à Montréal, au Canada, depuis 2017, pour réaliser 13 millions d’euros de chiffre d’affaires. "La partie nord-américaine représente à peu près 40 % de l’activité de Banook", précise Alexandre Durand-Salmon.

Employant 72 salariés, Banook va rapidement renforcer son équipe nord-américaine : "Ils seront rapidement une dizaine à Boston", estime le directeur général, qui ne minimise pas les difficultés de recrutement aux États-Unis : "C’est un enjeu pour nous, trouver des bonnes ressources, des bons profils sur des marchés qui sont tendus. Mais notre volonté, c’est de faire en sorte d’autonomiser encore un peu plus les équipes nord-américaines, à Montréal et à Boston, dans le sens où pour le moment, il y a une dépendance assez forte avec le siège nancéien".

Une alternative aux grosses sociétés

Assurance qualité ou encore technologie, Alexandre Durand-Salmon veut pouvoir répondre encore plus rapidement à ses clients et prospects nord-américains, "sans décalage horaire". Une raison simple à cette orientation stratégique : "Le marché de la biotechnologie se fait à 50 % en Amérique du Nord, 30 % en Europe et 20 % pour le reste du monde", précise le directeur général de Banook. Dans un marché en forte consolidation, où le leader américain a avalé en quatre ans trois sociétés concurrentes, Banook veut désormais jouer la carte du "leader européen" et "titiller nos concurrents américains sur leur territoire", insiste Alexandre Durand-Salmon : "ça fonctionne parce que les clients cherchent des alternatives aux très grosses sociétés".

Depuis le rachat de l’Allemand Nabios et les développements nord-américains, Banook a la taille critique pour défendre ses "propositions face à des acteurs plus importants, à des laboratoires de plus grosse taille. Aujourd’hui, globalement, notre travail, c’est de donner plus de visibilité sur ce qu’on sait faire", résume le directeur général de Banook. Si le marché nord-américain des essais cliniques reste dynamique, avec des croissances moyennes qui devraient friser les 8 % jusqu’en 2027, Alexandre Durand-Salmon entend bien prendre des parts de marché à ses concurrents. "La fenêtre d’opportunités est bonne pour nous. On est un peu plus compétitif en termes de prix que nos amis américains. Dans un contexte économique compliqué, on pense que c’est un élément majeur des prises de décision".

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