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Coronavirus : Héraclès Sûreté & Sécurité diversifie son activité pour surveiller les locaux laissés vides

Par Jonathan Nenich, le 23 mars 2020

Le holding Héraclès Sûreté & Sécurité, basé à Paris et à Metz, reçoit un nombre croissant de demandes d'entreprises réorganisées en télétravail et dont les locaux sont laissés à l’abandon pour un long moment. La société de sécurité privée diversifie ainsi son activité pour assurer la garde des sites.

Salvatore Furnari, dirigeant de la holding Héraclès Sûreté & Sécurité.
Héraclès Sûreté & Sécurité connaît une activité importante depuis la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus. — Photo : © Jonathan Nenich

Plusieurs millions de salariés français en télétravail, des usines désertées, des bureaux laissés à l’abandon… Et des dirigeants inquiets pour leur matériel, parfois coûteux, parti pour être laissé un certain temps sans surveillance. « Je suis débordé. Le 21 mars, j’avais 80 hommes sur le terrain », lance Salvatore Furnari, dirigeant de la holding Héraclès Sûreté & Sécurité.

Ayant son siège social à Paris et son centre administratif et opérationnel à Metz, l’entreprise de sécurité privée est réquisitionnée par des chefs d’entreprise de tout le Grand Est, de Colmar à Mulhouse en passant par Metz, pour s’assurer que leurs installations sont gardées. En Moselle, les sites de la Banque Populaire, la station de loisirs d’Amnéville ou encore la Rotonde sont surveillés par ses soins.

« Nous avons dû adapter notre activité »

Le holding détient quatre sociétés qui embauchent des agents pour ses cinq divisions : la formation, le luxe, le sport, les risques spéciaux et la sécurité, qui englobe les demandes qui ne sont pas assurées par les autres divisions. « Mais là nous réalisons un tout autre métier. Nous avons dû nous adapter », souffle Salvatore Furnari, qui est à saturation et ne peut plus accepter toutes les demandes. « J’ai lancé une offre d’emploi pour des agents. En une journée, j’ai eu 37 demandes », s’étonne le dirigeant, qui a choisi de payer les agents 20 à 30 % de plus pour chaque mission, étant donné la prise de risque sanitaire induite.

« Nous sommes débordés »

Le dirigeant a aussi fait venir des agents depuis Paris. « Je n’ai pas encore les chiffres de l’activité dégagée par cette période mais nous réussirons à subvenir à tous les frais, comme en temps normal », annonce Salvatore Furnari, rassurant.

Une situation anticipée

La gestion des risques fait partie du quotidien d'Héraclès Sûreté & Sécurité qui a employé, en 2019, 430 collaborateurs (CDD et CDI compris) et a réalisé 2 952 000 € de chiffre d'affaires sur la sécurité privée.

L'entreprise avait assez tôt investi 6 000 € dans l’achat de gel hydroalcoolique et autres matériels de protection. Même si le dirigeant admet qu’il ne s’attendait pas à une situation d’une telle ampleur, son organisation lui a donné un temps d’avance. L’entreprise a même pu offrir 1 000 masques hygiéniques à la préfecture de Moselle.

Pour Salvatore Furnari, le secteur de la sécurité privée est en première ligne quant à la propagation du Covid-19. « Nous permettons aux forces de l’ordre d’être concentrées sur leurs fonctions régaliennes. Nos hommes ne peuvent pas appliquer le droit de retrait », ponctue-t-il.

Salvatore Furnari, dirigeant de la holding Héraclès Sûreté & Sécurité.
Héraclès Sûreté & Sécurité connaît une activité importante depuis la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus. — Photo : © Jonathan Nenich

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