Meurthe-et-Moselle

Industrie

Caloriver s'équipe pour renforcer sa production de vitrages haut de gamme

Par Jean-François Michel, le 13 octobre 2021

Le fabricant de vitrages isolants Caloriver vient d’équiper son usine de Toul, en Meurthe-et-Moselle, d’une nouvelle table à découper. Un investissement de 400 000 euros qui va permettre à la société de mieux anticiper les besoins du marché.

La nouvelle table à découper le verre feuilleté du groupe Caloriver a bénéficié d’une subvention de 80 000 euros dans le cadre du guichet "industrie du futur" du plan de relance.
La nouvelle table à découper le verre feuilleté du groupe Caloriver a bénéficié d’une subvention de 80 000 euros dans le cadre du guichet "industrie du futur" du plan de relance. — Photo : Jean-François Michel

Début octobre, une nouvelle table à découper le verre feuilleté a pris place dans les 17 000 m2 dédiés à la production de vitrages isolants dans l’usine de Caloriver à Toul, en Meurthe-et-Moselle. Un investissement de 400 000 euros, qui a pu bénéficier d’un coup de pouce de 80 000 euros sous la forme d’une subvention attribuée par le guichet "industrie du futur" du plan de relance.

Dans ces conditions et malgré un exercice 2020 marqué par la baisse brutale de l’activité dans le bâtiment, le dirigeant de l'industriel lorrain, Jean-Marc Salzard, n’a pas hésité à investir : "15 % de notre production est déjà réalisée avec du verre feuilleté, et cette part est appelée à augmenter", argue-t-il. Constitués de deux lames de verre entre lesquelles vient se glisser un film en plastique, ces vitrages feuilletés permettent par exemple de retarder les effractions ou d’éviter la chute d’un vitrage en cas de bris.

Anticiper la RE2020

Après un investissement de 15 millions d’euros en 2016, qui avait permis au groupe de réaliser la onzième extension de son usine de Toul, Caloriver vient conforter sa stratégie visant à produire de plus en plus de vitrages à "haute valeur ajoutée". Une stratégie qui a permis au groupe lorrain, qui emploie 370 salariés sur quatre sites de production en France et pèse environ 80 millions d’euros de chiffre d’affaires, de s’imposer sur des marchés très exigeants et de réaliser près de 30 % de son activité à l’export, notamment en Allemagne. Outre-Rhin, le marché de la fenêtre s’est converti à 85 % au triple vitrage, soit trois lames de verre, quand ce type de vitrage est encore marginal en France.

"Avec l’arrivée de la RE2020, la nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs, le marché français va devoir se tourner vers ce type de solution", estime Jean-Marc Salzard, qui pilote aujourd’hui un outil industriel prêt pour la croissance. En 2016, 9 millions d’euros avaient été injectés dans la robotisation des équipements.

Explosion du prix du verre

Utilisant du verre, de l’aluminium, des matériaux composites ou encore du mastic pour produire ces vitrages isolants, le groupe est touché par les pénuries de matériaux, qui se traduisent notamment par une "explosion de 80 % du prix du verre", constate Jean-Marc Salzard, qui estime subir "les fermetures de fours en Europe de l’Ouest". Les gros producteurs de verre plat se sont en effet rapprochés de leurs clients, situés en Europe centrale, au détriment de leurs clients français.

Pour Caloriver, l’approvisionnement est un enjeu majeur : le groupe a la capacité de fournir ses clients en trois jours. "Nous découpons le jour de la commande, nous fabriquons le vitrage le lendemain, et nous expédions le troisième jour", détaille Isabelle Raou, directrice du site Caloriver de Toul. Pour consolider les débouchés de l’usine de Toul, Jean-Marc Salzard veut maintenant attirer un fabricant de fenêtres sur la Zac Kléber de Toul : "Le foncier est disponible, la situation géographique idéale… C’est encore un projet, mais il faut savoir rêver".

La nouvelle table à découper le verre feuilleté du groupe Caloriver a bénéficié d’une subvention de 80 000 euros dans le cadre du guichet "industrie du futur" du plan de relance.
La nouvelle table à découper le verre feuilleté du groupe Caloriver a bénéficié d’une subvention de 80 000 euros dans le cadre du guichet "industrie du futur" du plan de relance. — Photo : Jean-François Michel

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