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C2i Santé : "L'alliance avec Socotec nous permet de compléter notre offre"

Par Jean-François Michel, le 08 juin 2021

Le spécialiste de la radioprotection C2i Santé, basé à Maxéville près de Nancy, vient de nouer un partenariat stratégique avec le groupe Socotec, opérant dans l’inspection et la certification de la construction et des infrastructures. Une nouvelle étape pour la PME, qui veut doubler son chiffre d’affaires à horizon 2024.

Thierry Gigout, dirigeant de la PME spécialiste de la radioprotection C2i Santé.
Thierry Gigout, dirigeant de la PME spécialiste de la radioprotection C2i Santé. — Photo : Jean-François Michel

C2i Santé (90 salariés, 7,3 millions d'euros de chiffre d'affaires 2020) annonce avoir conclu un partenariat stratégique avec le groupe Socotec (9 000 salariés, 870 millions d’euros d'euros de chiffre d'affaires 2020) : concrètement, qu’avez-vous signé ?

Thierry Gigout : C’est plus qu’un partenariat, c’est une alliance stratégique. Dans notre société, spécialisée dans la radioprotection, il y a une part de l’activité que nous ne pouvions pas réaliser pour nos clients, à savoir les contrôles obligatoires agréés. Pour autant, nos clients étaient de plus en plus à la recherche d’un interlocuteur unique. Il devenait nécessaire de trouver un partenaire, nous avons réfléchi avec les deux sociétés qui nous paraissaient légitimes et nous avons choisi Socotec. Pour C2i, cela crée une légitimité encore supérieure : Socotec est un groupe reconnu dans tout ce qui est contrôle technique et qui bénéficie d’une très bonne image de marque. Auprès de nos clients actuels et futurs, nous allons pouvoir compléter notre offre avec un partenaire sérieux. Il y a donc un aspect technique de prestation, plus un foisonnement commercial intéressant. Le marché s’est durci et discuter uniquement sur les prix devenait agaçant. Le fait de créer un bouquet d’offres que certains de mes concurrents n’ont pas nous permet de nous différencier.

Il n’y a donc aucun lien capitalistique entre Socotec et C2i ?

Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de lien capitalistique qu’il ne faut pas trouver une alliance. Pour les leaders du contrôle tels que Socotec, l’enjeu porte aussi sur la généralisation de la conduite d’accompagnement en radioprotection par des organismes compétents. Mais ces groupes ne sont pas aussi agiles que nous commercialement sur le territoire et, depuis six mois, ils jouaient la temporisation en se posant la question d’avancer ou pas. Socotec se posait aussi la question de ne pas perdre ce type de marché, mais il leur fallait un acteur de terrain pour compléter leur offre. Le groupe a donc accepté que ça se fasse sans lien capitalistique.

Est-ce que C2i est lancé dans un programme de croissance externe ?

Nous sommes effectivement dans un processus de rachat de sociétés. Les premières acquisitions devraient être officialisées d’ici la fin de l’année. Nous ne sommes pas exclusivement sur de l’achat de fonds de commerce concurrentiels mais nous cherchons à acquérir des compétences ou des services complémentaires à notre offre d’aujourd’hui. Par exemple, de la démarche qualité, pourquoi pas une business unit en informatique… L’idée, par rapport aux besoins de nos clients, c’est d’aller chercher les compétences. On revient finalement sur mon business plan de départ, dans lequel j’avais imaginé être un interlocuteur et un facilitateur sur tout ce qui est périphérique à la gestion d’un cabinet de radiologie ou d’un cabinet médical, en faisant du juridique, de la qualité, de l’informatique ou encore du biomédical. Nous avons utilisé la brèche de la radioprotection, ce qui était une bonne stratégie. Maintenant qu’on a le socle C2i, il devient possible d’accélérer pour pouvoir constituer un groupe.

Malgré la crise, vos ambitions restent inchangées ?

En 2019, nous avons fini l’exercice à 7,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sur l’année Covid, en 2020, on a plongé à 7,3 millions d’euros mais nous avons amélioré les résultats de la société. Notre modèle est basé sur des contrats, nos clients sont des médecins qui ont travaillé pendant le confinement, donc nos activités ont perduré. Et cette année, nous repartons sur 8,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est la croissance organique de C2i qui nous permet d’anticiper cette croissance, et il est certain que les croissances externes ne vont faire que renforcer cette stratégie. Les indicateurs sur le premier semestre 2021 montrent que le chiffre d’affaires est en très nette progression, avec des objectifs élevés qui ont été atteints. Aujourd’hui, le scénario consistant à doubler le chiffre d’affaires à horizon 2024 devient plausible.

Thierry Gigout, dirigeant de la PME spécialiste de la radioprotection C2i Santé.
Thierry Gigout, dirigeant de la PME spécialiste de la radioprotection C2i Santé. — Photo : Jean-François Michel

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