Moselle

Industrie

Byola lance la production de sa box de désinfection en Moselle

Par Lucas Valdenaire, le 03 mai 2022

La société Byola a inauguré fin avril ses nouveaux locaux de Faulquemont, en Moselle, consacrés à la fabrication de box de désinfection. La start-up industrielle mise sur la lumière UV-C pour éradiquer virus et bactéries dans les établissements de santé, crèches et autres collectivités locales.

Le directeur général de Byola, Joseph Colletta, vise les 500 000 euros de chiffre d’affaires en 2022.
Le directeur général de Byola, Joseph Colletta, vise les 500 000 euros de chiffre d’affaires en 2022. — Photo : Arno Roche

"On pourrait manger par terre", lâche en souriant le directeur général de la société Byola, Joseph Colletta, quelques jours après l’inauguration fin avril 2022 de son tout nouvel établissement à Faulquemont (Moselle). Ce bâtiment, comportant 1 000 m² d'ateliers industriels et 400 m² de bureaux, est désormais dédié à la fabrication d’une box, appelée écrin, permettant la désinfection de surfaces et d’objets domestiques ou professionnels.

Tapis rouge

La naissance de ce projet industriel remonte à novembre 2020, en pleine pandémie de Covid-19. Avec cinq associés, Joseph Colletta fonde la société dans le Rhône avec une idée : désinfecter les fauteuils pour personnes à mobilité réduite grâce à la lumière UV-C. Après avoir bénéficié du soutien de l’accélérateur C2IME de Metz, la start-up industrielle se retrouve lauréate du plan France Relance. Elle en profite pour fabriquer ses premiers prototypes. "De nombreux tests dans plusieurs laboratoires indépendants attestent que la technologie élimine 99,99 % des virus et bactéries", se félicite Joseph Colletta. Au printemps 2021, le District urbain de Faulquemont lui fait part de son vif intérêt et lui déroule le tapis rouge. En septembre, l’installation est actée. Sept mois plus tard, l’inauguration est officialisée.

La start-up industrielle labellisée French Tech propose aujourd’hui sept produits différents à destination principalement des établissements de santé pour désinfecter le matériel médical (masques, stéthoscopes, pousse-seringues, etc.) mais aussi des crèches et des collectivités locales. "Nos produits vont de la petite boîte de la taille d’un vanity à la grosse box d’un mètre cube", précise le directeur général. Selon lui, l’ensemble des matières peuvent être soumises aux UV-C, y compris les objets en bois et les appareils électroniques comme les écrans ou les smartphones : "Les rayons ne traversent pas mais ils caressent la surface. De plus, ils ne produisent pas de déchet et n’utilisent pas de virucide. Ils ne sont donc ni polluants, ni dangereux."

Recrutements en cours

Pour lancer ses premières préséries, Joseph Colletta peut compter sur une douzaine de collaborateurs, dont trois élèves ingénieurs de l’École nationale d’ingénieurs de Metz (Enim) et une stagiaire de l’école messine de management IAE. Les recrutements se poursuivent, l’entrepreneur étant à la recherche d’un directeur de site. "Je veux aussi développer le volet commercial de Byola car le nerf de la guerre, c’est la vente", lance le chef d’entreprise, qui bénéficie également du soutien financier de ses cinq associés et d’une petite vingtaine de contributeurs en "love money" issus de son entourage.

Après un exercice 2021 "non significatif" essentiellement tourné vers la R & D, Joseph Colletta vise les 500 000 euros de chiffre d’affaires pour 2022. Cela passera, selon lui, par la conquête de nouveaux clients, notamment dans le domaine médical (podologues, sages-femmes, etc.). Le chef d’entreprise veut également mettre un pied à l’étranger avant la fin de l'année, en commençant par l’Allemagne et le Luxembourg.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition