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Avec son chèque-cadeau 2.0, Beegift a convaincu Paris

Par Jean-François Michel, le 20 décembre 2018

Lancée en octobre 2017, Beegift a convaincu la Semaest, la Société d’économie mixte de la Ville de Paris, spécialisée dans la revitalisation du commerce, d’adopter son système de chèque-cadeau pour les petits commerçants. La start-up prépare une levée de fonds et veut s’attaquer au marché européen.

L'équipe de Beegift prépare l'arrivée d'une application mobile pour le début de l'année 2019.
L'équipe de Beegift prépare l'arrivée d'une application mobile pour le début de l'année 2019. — Photo : © Jean-François Michel

Le créateur

Sous-officier dans l’Armée de Terre pendant 13 ans, Cédric Caron est basé à Commercy, dans la Meuse, quand il veut offrir un chèque-cadeau à sa sœur qui vit à 350 kilomètres : « Je me suis rendu compte qu’il était impossible de faire travailler un petit commerce ». L’idée de Beegift est née. Picard d’origine, fondateur à Commercy d’une agence de création de site internet, Cédric Caron va aujourd’hui consolider sa formation initiale en passant un Executive MBA à l’ICN de Nancy.

Le concept

« Le marché du chèque-cadeau, c’est 2,8 milliards d’euros en France chaque année. Pour autant, ce chiffre ne concerne que les grandes enseignes et oublie les commerces de proximité », détaille Cédric Caron. C’est précisément sur ce créneau que Beegift veut imposer sa plateforme : offrir un chèque-cadeau en version dématérialisé, tout en faisant travailler les petits commerçants. Le système est gratuit pour les commerçants et Beegift touche 8 % sur la valeur faciale du chèque. « On constate aujourd’hui que les utilisateurs de nos chèques-cadeaux dépensent en moyenne 12 % de plus que la valeur du chèque », souligne le créateur de Beegift. La plateforme permet aussi d’offrir un chèque-cadeau utilisable dans toutes les boutiques partenaires d’un centre-ville. « Aujourd’hui, nous avons trois portes d’entrée sur le marché : les commerçants directement, les associations de commerçants et enfin les agglomérations, les communautés de communes ou encore les comités d’entreprise. »

Les perspectives

Quelques semaines après le lancement de Beegift, en octobre 2017, la start-up a été approchée par la Semaest, la Société d’économie mixte de la Ville de Paris, spécialisée dans la revitalisation du commerce et de l’artisanat de proximité. « Après des essais menés en janvier 2018, nous avons pu déployer notre solution en septembre dernier dans la première ville touristique du monde », se félicite Cédric Caron. Les chèques de Beegift sont aujourd’hui utilisables dans 500 commerces et 18 villes en France. La start-up, qui compte aujourd’hui six salariés dont deux développeurs et prévoit six embauches, veut accélérer fort pour se saisir du marché : « Nous préparons une levée de fonds, qui devra être bouclée au printemps 2019 ». Pour l’instant plutôt tranquille sur un marché nouveau, Beegift surfe sur la volonté des collectivités de revitaliser les centres-villes, notamment dans les villes moyennes. « Nous faisons partie du programme « Action cœur de ville », lancé par le gouvernement pour redynamiser les centres-villes », précise Cédric Caron, qui veut aussi, dès 2019, s’attaquer au marché européen.

L'équipe de Beegift prépare l'arrivée d'une application mobile pour le début de l'année 2019.
L'équipe de Beegift prépare l'arrivée d'une application mobile pour le début de l'année 2019. — Photo : © Jean-François Michel

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