Loire-Atlantique

Industrie

Waterman relocalise à Saint-Herblain une partie de sa production chinoise

Par Didier San Martin, le 28 septembre 2021

En plus de sa production habituelle, le site Waterman de Saint-Herblain, près de Nantes, fabriquera une partie des stylos Waterman et Parker conçus actuellement en Chine. Touché par une baisse d’activité lors de la crise sanitaire de 2020, le groupe américain Newell Brands va injecter deux millions d’euros, notamment pour fabriquer un million de stylos supplémentaires.

Bruno Réaud, directeur du site Waterman et Parker, dans son showroom de Saint-Herblain, près de Nantes.
Bruno Réaud, directeur du site Waterman et Parker, dans son showroom de Saint-Herblain, près de Nantes. — Photo : Didier San Martin

Malgré la crise sanitaire de 2020 qui "a entraîné une baisse significative de nos commandes, explique Bruno Réaud, directeur du site Waterman de Saint-Herblain, le groupe américain Newell Brands, propriétaire des marques Waterman et Parker, nous a confirmé sa volonté de pérenniser sa filiale nantaise et, pour cela, a décidé d’augmenter notre production en rapatriant une partie de l’activité réalisée en Chine."

Depuis la fin de l’été, alors que les nouvelles lignes de production ne sont pas encore opérationnelles, l’entreprise a retrouvé un nombre de commandes égales à ce qu’il connaissait avant 2020. Une fois les lignes entièrement montées, d’ici la fin d’année, la production devrait donc dépasser celle de 2019.

Maintenir l’effectif

360 personnes travaillent actuellement sur le site, dont 260 à la production et 100 aux services (R & D, Ressources Humaines, SAV…). Quand les trois lignes de production fonctionneront, elles occuperont une douzaine de personnes à temps plein ce qui permettra à la société de maintenir ses emplois. Si actuellement elle recrute - régleurs, conducteurs de machine, plasturgistes… - ce n’est donc pas pour augmenter ses effectifs mais pour remplacer les départs à la retraite.

"Ce que, par habitude, la plupart des Nantais appellent encore l’usine Waterman, en mémoire à l’usine créée sur le même site en 1967, est en fait, depuis 2012, la société Newell France Production, elle-même filiale du groupe américain Newell Brands (30 000 emplois), précise Bruno Réaud. Ce groupe fabrique dans le monde entier des biens de consommation très différents mais la seule usine qu’il possède et qui fabrique des stylos, c’est la nôtre. L’usine chinoise ne lui appartient pas. Elle produit des stylos que nous lui rachetons. Il s’agit d’un partenaire et notre volonté de rapatrier une partie de son activité à Nantes s’est faite avec beaucoup de bienveillance à son égard."

Des chaînes automatisées pour rester compétitifs

C’est notamment pour cela qu’il a été convenu de laisser en Chine la production des stylos destinés au marché asiatique et de reprendre en France la fabrication d’environ un million de stylos adaptée au marché du reste du monde.

"En Chine, ce sont avant tout des hommes et des femmes qui fabriquent les stylos. Le coût de la main-d’œuvre y est moins cher et si l’on veut faire à Nantes des stylos qui restent compétitifs, nous devons nous équiper en machines. C’est aussi basique que cela", analyse Bruno Réaud. Ainsi, 1,3 million d’euros seront investis à Nantes pour créer des lignes semi-automatiques ou automatiques.

Des emballages moins polluants

L’entreprise ne souhaite pas communiquer sur le nombre total de stylos fabriqués chaque année à Saint-Herblain, mais cela se chiffre en plusieurs millions et leur prix de vente est variable, de 15 euros pour une entrée de gamme à plusieurs milliers d’euros pour un stylo décoré de matériaux précieux. Tous sont rechargeables et il faut donc ajouter à la production de l’usine, des dizaines de millions de cartouches d’encre.

D’ici la fin de l’année, sera également mise en service une ligne de production qui permettra de créer chaque année plusieurs millions d’écrins à base de polytéréphtalate d’éthylène (PET), un matériau beaucoup moins polluant que le PVC actuel, car il est recyclable. "Nous investissons 700 000 euros dans cette nouvelle chaîne qui offrira un packaging plus écologique", reprend le directeur, qui précise que l’usine travaille aussi à développer des encres de plus en plus propres.

Bruno Réaud, directeur du site Waterman et Parker, dans son showroom de Saint-Herblain, près de Nantes.
Bruno Réaud, directeur du site Waterman et Parker, dans son showroom de Saint-Herblain, près de Nantes. — Photo : Didier San Martin

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