La Roche-sur-Yon

Numérique

Trois millions d'euros investis pour agrandir la pépinière d'entreprises La Loco numérique

Par Cyril Raineau, le 09 juillet 2021

Pour répondre à une demande inédite, la Loco numérique construit un deuxième bâtiment qui sera opérationnel en novembre. L’extension de cette pépinière et espace de coworking est un marqueur fort pour La Roche-sur-Yon Agglomération, dont le dessein est de faire du quartier de la gare celui dédié au numérique.

L’extension de la Loco numérique, à la Roche-sur-Yon, nécessite 3 millions d’euros d’investissement.
L’extension de la Loco numérique, à la Roche-sur-Yon, nécessite 3 millions d’euros d’investissement. — Photo : Blanchard Marsault Pondevie

Voir en grand et vite. C’est un peu l’esprit des start-up. C’est aussi celui de la Roche-sur-Yon Agglomération, dont la pépinière et espace de coworking la Loco numérique est l’objet de vastes travaux d’extension (3 millions d’euros d’investissement). Les néo entrepreneurs étant de plus en plus solliciteurs d’hébergement et d’accompagnement sur le territoire, la collectivité a sauté le pas avec la construction d’un bâtiment qui devrait être livré en novembre.

"Lors de l’inauguration en 2014, cela a été difficile, nous étions un peu précurseurs pour ce type d’outil dans une petite ville de province", se souvient Nathalie Gosselin, maire adjointe de la Roche-sur-Yon déléguée au numérique. C’est pourtant dans ces locaux situés à deux pas de la gare et du centre-ville qu’est née une petite pépite, Cash & Repair. Ce spécialiste de la réparation de smartphones a bien grandi, devenant une PME de 45 salariés et affichant en 2020 6 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Explosion des demandes pour le coworking

Cette réussite renvoie à l’esprit et à la vocation de la Loco numérique. "Nous sommes comme une rampe de lancement", résume la responsable du site Catherine Depaw. L’espace de coworking de 12 places enregistre des demandes record : 256 coworkers ont été accueillis au premier semestre 2020, 644 sur les six premiers mois de 2021. Pour explications à cette explosion : l’effet confinement et télétravail, combiné à une tendance à vouloir être entouré par un collectif.

La Loco numérique a ouvert en 2014 et accueille coworkers comme jeunes entreprises.
La Loco numérique a ouvert en 2014 et accueille coworkers comme jeunes entreprises. - Photo : Cyril Raineau/JDE

Le coworking est souvent, remarque Catherine Depaw, une porte d’entrée dans la Loco pour les entrepreneurs qui disposent, sur place, de sept bureaux individuels. C’est dans l’un d’eux que sont hébergées et/ou accompagnées les entreprises en devenir du secteur du numérique. Les jeunes pousses ont l’opportunité de demeurer jusqu’à six ans dans cette pépinière-hôtel d’entreprises. Zelive, développant une application pour diffuser des rencontres sportives, ou encore le cabinet RH Externatic y sont actuellement basés.  L'extension de la Loco numérique répond là encore à une progression des demandes de jeunes entreprises pour s'y installer: "Avec le Covid, les gens ont eu davantage le temps de réfléchir à leur projet et à se lancer", analyse Nathalie Gosselin.

Un quartier à penser autour du numérique

Le nouveau bâtiment disposera d’une surface utile de 1 000 m². Première évolution, le nombre de salles de réunion passera de deux à cinq. Huit nouveaux postes de coworking et des espaces libres offriront l’opportunité de recevoir une vingtaine de coworkers simultanément. Quatorze bureaux seront disponibles, portant, en reconfigurant l’actuel site, à 25 leur nombre pour accueillir des entreprises dans les deux bâtiments. Toutes devront œuvrer dans le numérique et créer leur siège social à la Roche-sur-Yon.

Par ailleurs, là encore pour répondre à une demande, une offre de location à l’heure de bureaux sera mise en place. Enfin, si à l’avenir le besoin s'en fait sentir, un deuxième étage pourra être créé dans le bâtiment.

L’extension de la Loco numérique constitue, selon le vice-président de l’Agglomération en charge du développement économique Yannick David, "la partie émergée de l’iceberg". Autour de ce "totem", pour reprendre son terme, la collectivité songe à faire grandir "un quartier du numérique". La proximité de la gare et du centre est déjà un atout, incitant des compétences à demeurer ou venir y travailler (notamment depuis Nantes). La stratégie de l’Agglo l’amène également à songer à l’accueil d’entreprises du secteur (ce qui est en partie déjà le cas) ou encore à développer des concepts novateurs autour par exemple du mobilier urbain connecté.

L’extension de la Loco numérique, à la Roche-sur-Yon, nécessite 3 millions d’euros d’investissement.
L’extension de la Loco numérique, à la Roche-sur-Yon, nécessite 3 millions d’euros d’investissement. — Photo : Blanchard Marsault Pondevie

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