Nantes

Énergie

ThermiUp invente un système pour récupérer la chaleur des eaux usées

Par Caroline Scribe, le 07 janvier 2021

Fondée en 2018 à Nantes, la start-up ThermiUp s'apprête à mettre sur le marché un dispositif pour récupérer la chaleur des eaux usées dans les logements collectifs. A la clé, des économies d'énergie.

Philippe Barbry, cofondateur de la société ThermiUp.
Philippe Barbry, cofondateur de la société ThermiUp. — Photo : ThermiUp

« La production d’eau chaude sanitaire représente aujourd’hui 50 % de la consommation d’énergie dans les logements neufs. C’est plus que le chauffage. D’où notre idée de récupérer la chaleur des eaux usées pour préchauffer l’eau froide qui arrive dans le réseau et, ainsi, faire des économies d’énergie », expose Philippe Barbry. Cet ancien directeur marketing, stratégique et innovation du choletais Nicoll a fondé, avec Christian Cardonnel, précédemment consultant en efficience énergétique et environnementale du bâtiment au sein d’un bureau d’études parisien, la société ThermiUp à Nantes.

À l’issue de deux ans de R & D, elle s’apprête à mettre sur le marché, au second semestre 2021, un échangeur qui, installé sur les canalisations, permet de récupérer un tiers de la chaleur des eaux usées. « Notre système duplique à l’eau le principe du double flux d’air », précise Philippe Barbry. Dans sa première version, cette innovation s’adressera aux logements collectifs neufs. À l’horizon 2022, elle devrait être déclinée dans une version pour les logements individuels. ThermiUp cible les bureaux d’études thermiques qui seront prescripteurs de sa solution auprès des promoteurs et bailleurs, aussi bien publics que privés.

Un produit fabriqué en France

Actuellement en phase d’industrialisation, la fabrication du récupérateur sera sous-traitée à une entreprise située en Corrèze. Ensuite, si le succès commercial est au rendez-vous, sa fabrication sera internalisée à Nantes. L’entreprise, qui emploie actuellement trois personnes, prévoit de recruter des commerciaux, des techniciens pour réaliser les études et, éventuellement, des personnels de production. À cinq ans, ThermiUp vise un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros générés par 400 chantiers.

Accompagnée par Atlanpole et IMT Atlantique, l’entreprise finance son développement grâce à une bourse French Tech de 45 000 euros et une avance remboursable de 130 000 euros de Bpifrance, une aide de 20 000 euros de la Région Pays de la Loire et un prêt d’honneur de 34 000 euros d’Airbus. Elle a également sollicité des concours bancaires.

Philippe Barbry, cofondateur de la société ThermiUp.
Philippe Barbry, cofondateur de la société ThermiUp. — Photo : ThermiUp

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