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Take A Desk : La start-up crée des espaces d'innovation dans les entreprises

Par Caroline Scribe, le 08 septembre 2017

La société nantaise Take A Desk récupère des espaces disponibles dans les entreprises pour créer des écosystèmes favorables à l'innovation.

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

En moyenne, 27 % des entreprises disposent d'espaces vacants au sein de leurs locaux. Dans le même temps, les PME et ETI sont de plus en plus curieuses des innovations qui se produisent dans leur domaine d'activité. D'où l'idée de la start-up nantaise Take A Desk (TAD), créée en mars 2017 par Théo Olivier et hébergée par 1kubator. Celle-ci réinvestit les espaces disponibles des entreprises en y intégrant des professionnels (start-up, associations, travailleurs indépendants, etc.) travaillant sur les mêmes problématiques que leur hôte.

Dix « innovation camps » rassemblent 150 « deskers »

Une dizaine d'« innovation camps », organisés autour de thématiques liées à l'international, aux fintech ou encore à la smart city, ont ainsi vu le jour en région nantaise. Ils accueillent environ 150 personnes, les « deskers ». « Nous ne proposons pas un espace de coworking supplémentaire mais plutôt un outil d'innovation au service des entreprises. Notre ambition est de rapprocher des compétences pour créer des synergies entre les start-up et les entreprises hôtes afin de faire émerger des idées et dynamiser des espaces qui ne vivaient pas », expliquent Théo Olivier et son associée, Louise Vialard. TAD proposent différentes formules à partir de 13 euros par personne et par mois (140 euros en moyenne) : un poste en open space, un poste en bureaux partagés ou un bureau fermé. Sont en outre fournis boissons, fruits frais ainsi que l'accès à des services, tels que coiffeur, covoiturage, sport... La start-up se rémunère en prélevant une commission de 15 à 50 % sur le montant du loyer. Le reste est redistribué à l'entreprise hôte. Les deux associés visent un chiffre d'affaires de 350.000 euros sur le premier exercice et « beaucoup plus ensuite ». Un recrutement a déjà été effectué et la start-up prévoit d'étendre son concept dans les Pays de la Loire d'ici la fin de l'année. « Nous envisageons également un développement à l'international car nous recevons des demandes d'entreprises étrangères désireuses de s'implanter en France », indique Théo Olivier. Pour financer cette croissance, TAD devrait effectuer une levée de fonds en 2018.

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