Saint-Nazaire

Naval

STX France : une prise de participation des salariés à l’étude

Par A.D., le 07 juillet 2017

Le cabinet du ministre de l’Economie discute en ce moment avec le syndicat CFDT des chantiers navals de Saint-Nazaire d’une prise de participation éventuelle des salariés à hauteur de 2 à 3% du capital de STX France. Le sujet doit être tranché avant fin juillet, date limite de préemption de l’Etat sur le dossier.

Photo : Stéphane Vandangeon Le journal des Entreprises

Qui pour remplacer la fondation italienne CR Trieste ? Emmanuel Macron l’avait annoncé lors de sa venue sur les chantiers navals de Saint-Nazaire, il veut revoir le pacte d’actionnaires décidé avant son élection,et écarter la prise de participation de cette fondation italienne jugée trop proche du groupe italien Fincantieri.

Les salariés de STX France et les entreprises locales entreraient au capital

Depuis un mois, le nouveau gouvernement cherche donc d'autres actionnaires pour reprendre la part des 6% qui était réservée à la fondation italienne. Fincantieri garderait comme convenu 48% des parts et l’Etat français 33%. La part de Naval Group, nouveau nom du constructeur militaire DCNS, s’élèverait, elle, aux alentours de 12%. La part de la fondation italienne serait remplacée par la prise de participation d’une quinzaine d’entreprises sous-traitantes locales dont le groupe Idéa, piloté par Bruno Hug de Larauze. Ensemble, elles pourraient mobiliser 4 à 5 millions d’euros soit près de 5% du capital. Enfin, les salariés des chantiers navals pourraient aussi apporter entre 2 et 3 millions d’euros, soit 2 à 3% du capital.

« Prenons notre avenir en main, ne demandons pas à l’Etat de tout faire »

Le syndicat CFDT discute actuellement de ce projet avec le cabinet du ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « On est 2 600 salariés à STX France, il faudrait que chaque salarié investisse 1 000 euros. C’est l’équivalent des jours de RTT qui avaient été gelés en 2014 lors de l’accord de compétitivité conclu avec la direction », indique Christophe Morel, délégué CFDT chez STX France.

Décision fin juillet

C’est lui qui avait proposé cette mesure à Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, quand il était venu en visite sur les chantiers navals en 2016. « On travaille au corps ce sujet depuis longtemps. Prenons notre avenir en main, ne demandons pas à l’Etat de tout faire », argue Christophe Morel. Il militait aussi pour une prise de participation des citoyens parce que, selon lui, « il y a un fort attachement des Nazairiens aux chantiers navals ». Mais l’idée semble être écartée. Ce nouveau pacte d’actionnaires doit être acté avant la fin du mois de juillet, date à laquelle le droit de préemption de l’Etat français prend fin.

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