Vendée

Industrie

Serig fonce sur l'impression numérique

Par Adrien Borga, le 15 mai 2018

L'entreprise de sérigraphie créée en 1965 à La Roche-sur-Yon croit avec son marché. Si la sérigraphie est de plus en plus souvent remplacée par l'impression numérique, elle n'en reste pas une technique indispensable pour satisfaire la clientèle de l'entreprise qui vient d'investir 500 000 euros dans de nouvelles machines et un nouveau local de production de 2 200 m².

Gaël Michel a investi près de 350 000 euros pour cette imprimante numérique.
Gaël Michel a investi près de 350 000 euros pour cette imprimante numérique. — Photo : Adrien Borga Le Journal des entreprises

L'histoire de Serig démarre en 1965, dans un atelier du centre de La Roche-sur-Yon. Depuis 2013, c'est Gaël Michel qui dirige cette entreprise qui compte 32 salariés (27 en Vendée et 5 dans le Morbihan, à Lorient) et qui a réalisé 3M€ de CA cette année contre 2,8 millions en 2016-2017. L'entreprise a investi récemment près de 500 000 euros pour une nouvelle machine d'impression numérique et un nouveau local de 2 200 m² au Poiré-sur-Vie qui a été inauguré en début d'année  pour accroître sa productivité.

Des sérigraphies partout… ou presque

L'entreprise était à l'origine un spécialiste de la sérigraphie. Aujourd'hui, le numérique a changé la donne, mais pas question pour autant de perdre son ADN d'après son dirigeant : « Pour un euro investit dans le numérique, nous investissons un euro dans la sérigraphie. » Les deux techniques ne servent pas les mêmes marchés. Gaël Michel ne veut pas dépendre d'une seule source de revenus et y arrive puisqu'elles représentent chacune une part sensiblement équivalente à 50 % du chiffre d'affaires total de l'entreprise. Pour se démarquer, Serig réalise aussi l'usinage de certaines pièces comme des tableaux de bord, des faces avant pour des panneaux de commande ou encore les plaques en aluminium réglementaires sur lesquelles figurent les informations légales pour des machines outils par exemple. « Nous savons aussi faire des petites séries », complète le dirigeant.

Des usages différents

« La sérigraphie est plus durable dans le temps, offre des options techniques plus larges mais pour être rentables doit être lancée sur de grandes séries, détaille l'entrepreneur. Or aujourd'hui, les marchés se raccourcissent et nos donneurs d'ordres sont confrontés à des séries plus courtes. C'est là que le numérique a son utilité. Il offre une grande souplesse et une grande rapidité d'exécution sur des commandes différentes. Nous travaillons sur plus de 900 matières différentes toute l'année, y compris les plus techniques. »

Une clientèle d'industriels

Les clients de Serig : la robotique, le nautisme, le machinisme agricole ou encore la signalétique urbaine. « Aujourd'hui, nous sommes un sous-traitant industriel comme un autre, quand le marquage ou les plaques alu réglementaires ne sont pas disponibles sur la chaîne, les produits ne peuvent pas partir vers les clients. C'est à nous d'être fiables pour nos clients et de savoir les accompagner pour leur proposer les solutions les plus adaptées », explique Gaël Michel.

Gaël Michel a investi près de 350 000 euros pour cette imprimante numérique.
Gaël Michel a investi près de 350 000 euros pour cette imprimante numérique. — Photo : Adrien Borga Le Journal des entreprises

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