Vendée

Artisanat

SCT Développement : Entre difficultés de recrutement et besoins de croissance

Par Adrien Borga, le 03 mars 2017

L'entreprise basée à La Châtaigneraie est un atelier de couture haut de gamme ou de luxe. Elle souhaite se développer mais peine à recruter du personnel.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Dans le monde de la confection haut de gamme de l'entreprise SCT Développement, la perfection se conjugue au quotidien pour les 32 ouvrières de l'atelier implanté à La Châtaigneraie. « Nous travaillons pour des grandes maisons de couture parisienne, explique Philippe Lefebvre, qui dirige l'entreprise. Nous avons peu de marchés à l'étranger, notamment à cause du coût élevé de la main-d'oeuvre en France. Par contre notre niveau de savoir-faire est également très élevé. C'est notre avantage comparatif qui nous permet d'appréhender des demandes complexes, de travailler des matières difficiles et sur des petites séries tout en ayant une réactivité maximale. » L'entreprise qui réalise 1,4 million d'euros de chiffre d'affaires à la clôture de ses comptes fin octobre est rentable malgré ses faibles taux de marges.

Compétences

Ce niveau de compétence des salariés est à la fois un atout et un handicap. Il rend notamment les recrutements délicats. « Il faut trois ans pour qu'une ouvrière soit opérationnelle. Mais pour se développer, il faut former et embaucher en amont. C'est un pari sur l'avenir », explique le dirigeant. Pour former dix personnes durant trois mois, le dirigeant prévoit une enveloppe de 100 000 euros. En effet, pour attaquer de nouveaux marchés, il faut disposer d'un groupe de production complet (entre sept et 10 personnes).

Deuxième atelier

Pour faciliter les choses, Philippe Lefebvre a créé un deuxième atelier en 2011 à Saint-Michel-Mont-Mercure. « Le Nord-Vendée est plus attractif, moins enclavé. Nous sommes plus proches des centres de formation et notamment celui de Cholet, nous sommes aussi plus proches de l'aéroport de Nantes et des gares. » Neuf personnes y travaillent actuellement, mais Philippe Lefebvre et son associé Jean-Yves Chatillon entendent recruter une dizaine de personnes cette année. « Nous avons besoin de capacités de production supérieures pour satisfaire de nouveaux clients. Si cet atelier n'est pas encore à l'équilibre, le dirigeant espère y parvenir d'ici deux ans.

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