Nantes

Conjoncture

Que pèsent les start-ups dans l'économie ?

Par Caroline Scribe, le 12 juin 2017

La dernière édition du Web2Day a illustré la vitalité de l'écosystème start-up à Nantes. Une dynamique qui s'accélère selon une étude de l'Auran.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

En France, les start-ups ont augmenté leur chiffre d'affaires de 40 % entre 2014 et 2015, la moitié étant réalisée à l'international. Sur la même période, leurs effectifs ont augmenté de 27 %. Dans ce contexte, Nantes s'affirme comme « une place forte du monde start-up français », selon une étude réalisée par l'Auran (Agence d'urbanisme de la région nantaise).

240 start-ups dans le département

Il s'est créé 76 start-ups en Loire-Atlantique en 2016. Leur nombre total est d'environ 240 dans le département avec une forte concentration géographique sur Nantes Métropole où sont implantées 87 % d'entre elles. 40 % partagent des lieux de travail dédiés : incubateurs, pépinières, coworking. Vingt ans après la création d'Atlanpole, neuf incubateurs sont actifs sur le territoire nantais, dont six ont ouvert il y a moins de deux ans. Ces nouveaux venus sont le fait d'initiatives publiques, mais aussi privées. Ce qui démontre l'existence d'un vrai marché de la start-up.

Les start-ups nantaises bénéficient également de nombreux programmes d'accompagnement dédiés (40 au total). Les derniers nés sont ADN'Booster et Imagination Machine, accélérateur à l'ambition mondiale. Le monde de l'enseignement supérieur, la ville, avec notamment le dispositif d'expérimentation urbain Nantes City Lab, ainsi que des grands comptes, tels qu'Airbus, Daher, Enedis, etc., se mobilisent également fortement en faveur de l'entrepreneuriat en mode start-up.

60 millions levés en 2016

Par ailleurs, plusieurs fonds régionaux et nationaux, actifs à Nantes, ont permis aux start-ups nantaises de lever 60 millions d'euros en 2016.

Les 240 start-ups recensées représentent environ 2.000 emplois, soit 0,7 % des emplois métropolitains. Pour autant, 33 de ces entreprises emploient plus de dix salariés et quatre plus de 100 salariés avec de belles croissances comme celles d'iAdvize, MyScript, Lengow, EP ou encore Akeneo.

Des activités liées au numérique

Par ailleurs, si la dynamique start-up est bien réelle à Nantes, elle n'est cependant que la partie émergée de l'iceberg de la création d'entreprise. En 2016, 1 % des entreprises créées à Nantes s'apparentaient à des start-up.

Le numérique est au coeur du modèle start-up puisque 50 % de ces entreprises déclarent une activité principale liée à la filière numérique : santé, mobilité, technologies vertes, éducation et divertissement, objets connectés, industrie et enfin commerce.

Des procédures juridiques de plus en plus simplifiées

Le dynamisme de l'écosystème nantais n'est pas un cas à part. La possibilité de réaliser la grande majorité des démarches juridiques et administratives simplement en ligne (dont la publication d'annonces légales) contribue ainsi à l'augmentation du nombre de start-up, et cela partout en France.

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