Énergie

Plus de 250 entreprises mobilisées pour inventer des réseaux électriques intelligents

Par Amandine Dubiez, le 07 avril 2017

Un an après avoir obtenu la labellisation, le projet SMILE, qui vise à déployer des réseaux électriques intelligents dans le grand ouest se concrétise. Plus de 250 entreprises ont présenté leur projet à des collectivités de Loire-Atlantique, Vendée, Ille et Vilaine et Morbihan. À la clé : 220 millions d’euros d’investissements d’ici à 2020.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Plus de 500 rendez-vous d’affaires en mode speed dating se sont déroulés ce vendredi au théâtre de La Fleuriaye ( Carquefou, Loire-Atlantique). C’est là que plus de 250 start-up, grands groupes et collectivités se sont retrouvés pour parler transition énergétique, réseaux intelligents, éclairages intelligents, capteurs, big data, voiture électrique etc. C’était le premier rendez-vous business organisé par les Régions Bretagne et Pays de la Loire avec Enedis. Un autre « speed dating » d’affaires sera organisé à l’automne à Vannes. Le but : identifier des projets pour les collectivités.

Alstom, General Electric, EP etc.

Numérique, énergie, transport, les entreprises viennent de tous les secteurs. « Il y avait des grands groupes tels que Alstom, Siemens ou General Electric mais aussi des start-up comme EP ( ex Energie Perspective) », a observé Laurent Girault, délégué à la transition énergétique pour le Conseil régional des Pays de la Loire. Toutes sont venues convaincre les collectivités, bailleurs sociaux ou syndicat départementaux d’énergie de leur projet. À Saint-Nazaire, la communauté d’agglomération cherche, avec Direct Energie, des entreprises pour développer un projet d’autoconsommation collective. Près de Rennes, à Saint Sulpice la foret, une start-up va équiper tous les bâtiments publics de capteurs pour mieux gérer la gestion des fluides. Dans le Centre Ouest de la Bretagne, il sera question du stockage de l’électricité produite par les éoliennes. « D’ici la fin de l’année, quelques projets seront d’ores et déjà actés », espère Laurent Girault. L’heure est encore aux discussions entre entreprises et collectivités.

Près de 5 millions, rien que pour accompagner les entreprises

Lauréat d'un appel à projet national, le projet SMILE avait été lancé il y a tout juste un an. Il est présidé par la région Bretagne et la région Pays de la Loire. L’enjeu : « faire du Grand Ouest une vitrine de l’excellence française en matière de smart grids, à l’échelle internationale », a rappelé Bruno Retailleau. Et cela dès 2020. Les régions apportent 4,9 millions rien que pour l’accompagnement des entreprises avec les territoires. 

Concrètement : une fois sélectionné, chaque porteur de projet se verra attribuer un interlocuteur Smile qui sécurisera son innovation dans les smart grid industriel, et lui indiquera les financements régionaux dont il pourrait bénéficier. « C’est une filière qui pourrait créer à terme 10 000 emplois directs et indirects », a indiqué le président de la région Pays de la Loire.

L’investissement dans le cadre de SMILE devra atteindre 220 millions d’euros dont 55% de fonds privés. Les Régions Bretagne et Pays de la Loire contribuent chacune à hauteur de 25 millions d’euros. En plus de ces investissements, Enedis consacre 21 millions d’euros à la numérisation des postes sources, l’installation de 2 millions de compteurs Linky, et 300 projets d’énergies renouvelables. RTE, elle prévoit d’investir 30 millions d’euros sur le territoire.

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