Loire-Atlantique

Réseaux

Neopolia veut doubler son volume d’affaires d’ici 2021

Par Amandine Dubiez, le 06 juin 2018

Le réseau de 245 entreprises des Pays de la Loire qui réalise ensemble des projets industriels devient une SAS pour répondre à la demande croissante des donneurs d’ordre de l’aéronautique, des énergies marines renouvelables mais aussi de la défense, du rail et du nucléaire. Neopolia vise les 65 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2021, soit deux fois plus que le volume d'affaires réalisé jusqu'ici. 

Alain Leroy, président de Neopolia et PDG de Mecachrome Atlantic, entouré de Hervé Germain, 1er vice-président de Neopolia et PDG de Mapac Panel ainsi que de Michael Foucault, vice-président du cluster rail, directeur commercial de Jefmag.
Alain Leroy, président de Neopolia et PDG de Mecachrome Atlantic, entouré de Hervé Germain, 1er vice-président de Neopolia et PDG de Mapac Panel ainsi que de Michael Foucault, vice-président du cluster rail, directeur commercial de Jefmag. — Photo : JDE

C’est une exigence des avionneurs et autres gros donneurs d’ordre du secteur de la défense avec lesquels les membres de Neopolia ont engagé des discussions. L’association qui réunit 245 industriels de la région tels que le groupe CNI, Daher, le groupe Idea, Soliso Technologies, ou encore Mapac Panel et Mecachrome Atlantique, se dote d’une structure SAS pour pouvoir répondre à des appels d’offres plus conséquents. Cet outil, soutenu par la Région, Bpifrance mais aussi les banques Crédit Agricole et Arkea rassure. Il permet aussi de financer le besoin en fonds de roulement de futurs grands projets. 

Objectif : 65 millions d'euros de CA en 2021

L’objectif est clair pour le réseau qui réunit à la fois des constructeurs et des bureaux d'étude spécialistes de la mécanique, le métal, la mécatronique ou les objets connectés : réaliser ensemble 65 millions d’euros de chiffre d’affaires d'ici à 2021 sur des projets collaboratifs. Ils en ont réalisé 32 millions dont plus de 22 millions sur les 3 dernières années, essentiellement grâce aux Loire Princesse, ces navires fluviaux réalisés par un groupement d'entreprises pour CroisiEurope. "Des projets et contacts clients sont en cours pour un montant commercial estimé à 140 M€", précise Alain Leroy, PDG de Mecachrome Atlantique et président de Neopolia. 

Le gros potentiel des EMR

Si le secteur maritime représente l’essentiel de l’activité de l'association, créée en partenariat avec STX France, c’est désormais vers d’autres horizons que veulent voguer les industriels. En première ligne de mire : les énergies marines renouvelables. " Nous avons un potentiel estimé à 15 millions d'euros sur 2 projets identifiés », indique Alain Leroy. Neopolia s'est aussi positionné sur la fabrication de berceaux pour transporter des nacelles d’éoliennes en mer. Parallèlement, le réseau vient de signer une convention avec Saipem, la filiale française du groupe italien ( 8Mds de CA, 45 000 salariés) qui développe des champs éoliens offshore clés en main. "Cela va nous permettre d'être référencé sur des projets de fabrication d'éléments pour les fermes éoliennes offshore", explique Alain Leroy. 

Un avantage sur les projets de niche

L'avantage concurrentiel de ce groupement d'entrepreneurs, c'est sa capacité à répondre à des projets atypiques, dit de niche. « Le Loire Princesse, aucun chantier naval ne pouvait le faire. Chacun, on ne sait pas faire, ensemble on sait », souligne Hervé Germain, PDG de Mapac Panel, 1er vice-président de Neopolia, qui aimerait que dans  les 3 prochaines années naissent plus de croisement d'expertise entre les adhérents, que ce soit dans les EMR, l'aéronautique, la marine, mais aussi la défense, le biogaz, le rail et le nucléaire. 

Sur ces deux derniers secteurs aussi, Neopolia commence à prendre des positions. Le cluster rail travaille ainsi sur le projet de TGV du futur qui devrait être présenté en 2024. Concernant le nucléaire, le dernier cluster créé, un VIE a été envoyé en Angleterre pour répondre aux besoins des entreprises Alynox et la Fonderie Lemer qui voudraient travailler sur Hinkley Point C, la nouvelle génération de centrales nucléaires. 

Alain Leroy, président de Neopolia et PDG de Mecachrome Atlantic, entouré de Hervé Germain, 1er vice-président de Neopolia et PDG de Mapac Panel ainsi que de Michael Foucault, vice-président du cluster rail, directeur commercial de Jefmag.
Alain Leroy, président de Neopolia et PDG de Mecachrome Atlantic, entouré de Hervé Germain, 1er vice-président de Neopolia et PDG de Mapac Panel ainsi que de Michael Foucault, vice-président du cluster rail, directeur commercial de Jefmag. — Photo : JDE

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