Saint-Nazaire

Naval

MSC Croisières commande 3 nouveaux paquebots aux Chantiers de l'Atlantique

Par Amandine Dubiez, le 15 juin 2018

En déplacement à Saint-Nazaire jeudi 14 juin, Bruno Le Maire a annoncé la commande de 3 paquebots de la part de l'armateur MSC Croisières pour plus de 3 milliards d'euros. Le ministre de l'Économie a aussi confirmé la nationalisation temporaire des Chantiers de l'Atlantique en attendant de conclure l'accord avec Fincantieri. 

de gauche à droite Gianni Onorato, PDG de MSC Croisières, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et Laurent Castaing, Dg des Chantiers de l'Atlantique.
De gauche à droite Gianni Onorato, PDG de MSC Croisières, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et Laurent Castaing, Dg des Chantiers de l'Atlantique. — Photo : STX France

En déplacement sur les chantiers navals pour la cérémonie de livraison de deux paquebots, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, a confirmé la commande de deux paquebots supplémentaires par l'armateur italo-suisse MSC au chantier naval de Saint-Nazaire. Il a aussi annoncé celle d'un troisième navire, pour un montant total de « plus de 3 milliards d'euros ».

Un carnet de commandes plein jusqu'en 2026

Cette troisième et nouvelle commande est celle d'un cinquième paquebot (8 900 personnes à bord) de la classe Meraviglia, propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL). La valeur de la commande est de l’ordre de 800 millions d’euros.

« Je tiens à préciser que j'ai d'abord refusé cette commande par manque de capacité industrielle », a indiqué Laurent Castaing, directeur général des Chantiers de l'Atlantique, le nouveau nom officiel des chantiers navals de Saint-Nazaire, qui s'est félicité d'une « nouvelle extraordinaire commande, à livrer en 2023 ».

Les Chantiers de l'Atlantique doivent construire onze paquebots : 6 pour MSC et 5 pour son concurrent américain, Royal Caribbean Cruise Line (RCCL). Au total, le carnet de commandes des Chantiers de l'Atlantique est plein jusqu'en 2026. 

Les chantiers navals nationalisés jusqu'à la fin de l'année

Si l'horizon est dégagé, l'avenir à très court terme des chantiers navals est encore très flou. L'accord avec Fincantieri pour la reprise de 50% du capital de STX France n'est toujours pas validé par les autorités de la concurrence. Et les récentes tensions politiques entre l'Italie et la France n'ont pas facilité les échanges. Si Bruno Le Maire a annoncé qu'il rencontrait son homologue italien la semaine prochaine, il a confirmé qu'il n'espérait pas d'avancée concrète du dossier avant « fin 2018-début 2019 ».

En attendant, dès le 30 juin, les Chantiers de l'Atlantique devront être temporairement nationalisés pour que l'Etat reprenne les parts que cèdent le groupe Coréen STX. 

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