Nantes

Marketing

Événement Millenials et rock’n'roll décryptés au Château de Nantes

Par Amandine Dubiez, le 24 mai 2019

Une cinquantaine de personnes étaient réunies, jeudi 23 mai 2019, au Château des Ducs de Bretagne, à Nantes, à l’invitation du Journal des Entreprises et de l’agence de communication Antigel. La soirée, placée sous le signe du rock'n'roll, avec l’exposition "Rock ! Une histoire nantaise", était aussi l’occasion de s’intéresser à « l’arnaque marketing du concept de millennial », lors d’une rencontre-débat avec Vincent Cocquebert auteur du livre Millennial Burn-out : X, Y, Z (éditions Arkhê).

de gauche à droite : Philippe Flamand, directeur de la rédaction du Journal des Entreprises et l'auteur-journaliste Vincent Cocquebert.
de gauche à droite : Philippe Flamand, directeur de la rédaction du Journal des Entreprises et l'auteur-journaliste Vincent Cocquebert. — Photo : JDE

Des guitares électriques, des enceintes et des basses, des hot dog et des bières, en plein cœur du Château des ducs de Bretagne. La soirée organisée par Le Journal des Entreprises et l’agence de communication nantaise et parisienne Antigel résonnait au son du rock'n’roll, ce jeudi 23 mai.

Pas de concert, mais une visite privée de l’exposition "Rock ! Une histoire nantaise" (présentée jusqu’au 10 novembre 2019) et une conférence-débat organisée avec Vincent Cocquebert, auteur du livre Millennial Burn-Out: X, Y, Z... Comment l’arnaque des "générations" consume la jeunesse. Celui qui est aussi rédacteur en chef du webzine Twenty, magazine communautaire des 16-25 ans, s’est intéressé aux millennials, appelés aussi la génération Y, « un terme inventé en 1993 par des pop historiens pour décrire, pour la première fois, une génération ». Une génération qui obsède depuis le management des entreprises et les experts en marketing.

« Bullshit générationnel »

« On décrit les millennials comme des personnes qui zappent, qui circulent à trottinette, qui regardent la série télévisée Game of Thrones et qui louent des Airbnb pour leur week-end, mais on peut avoir 50 ans et faire la même chose, ce n’est pas une question d’âge ! Aujourd’hui on se définit moins par son âge que par sa consommation, ses loisirs », constate l’auteur. « Ce bullshit générationnel (sic), cela fait 15 ans qu’on le diffuse en entreprise », ajoute Vincent Coquerel. 

« En fait, les jeunes gardent les mêmes ambitions que leurs aînés : quand ils choisissent un métier, ils veulent de la stabilité et un bon niveau de salaires », observe encore Vincent Cocquebert. Une remarque qui a interpellé l’auditoire constitué notamment , de responsables communications d’entreprises nantaises.

« Comment faire pour recruter ces profils de moins de 30 ans ? En informatique, nous avons beaucoup de mal, interroge ainsi un recruteur d’un grand groupe local. Quand on les reçoit en entretien, on se rend compte qu’ils veulent avant tout un bon salaire, des bonnes conditions de travail... Finalement rien de très original. » « Personne n’a quitté une entreprise parce qu’elle n’avait pas de babyfoot ! », acquiesce en retour Vincent Cocquebert.

Le journaliste constate qu’il existe encore beaucoup de fantasmes sur les millennials dans les entreprises désormais plus centrées sur ce que l’on appelle la génération Z, née à partir de l’an 2000. Son conseil : « Faire simplement un peu de management personnalisé. »


Livre Millennial Burn-Out: X, Y, Z... Comment l’arnaque des "générations" consume la jeunesse, Vincent Cocquebert, éditions Arkhê.

de gauche à droite : Philippe Flamand, directeur de la rédaction du Journal des Entreprises et l'auteur-journaliste Vincent Cocquebert.
de gauche à droite : Philippe Flamand, directeur de la rédaction du Journal des Entreprises et l'auteur-journaliste Vincent Cocquebert. — Photo : JDE

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.