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Interview Maxime Baumard (iAdvize) : « Il faut associer intelligence artificielle et relation humaine » »

Entretien avec Maxime Baumard, directeur du marketing chez iAdvize

Propos recueillis par Caroline Scribe - 30 janvier 2020

Maxime Baumard est directeur du marketing chez iAdvize. Il participe, depuis ses débuts, à l'aventure de la scale-up nantaise (230 salariés) qui fête ses dix ans en 2020. Après avoir levé 32 millions d'euros fin 2017, elle entend s'imposer comme l'un des acteurs majeurs du marketing conversationnel dans le monde.

Maxime Baumard, directeur marketing chez iAdvize.
Maxime Baumard, directeur marketing chez iAdvize. — Photo : iAdvize

Vous avez levé 32 millions d’euros en 2017. Quel usage en faites-vous ?

Maxime Baumard : La levée de fonds, c’est le carburant que nous mettons dans la machine. Elle nous sert à exécuter un plan qui repose sur 3 éléments. Nous voulons tout d’abord poursuivre notre croissance en Europe pour nous imposer comme leader sur le marché du marketing conversationnel. Dans ce but, nous avons ouvert des bureaux à Paris, Londres et Dusseldorf. Cela nous permet d’adapter notre offre aux spécificités locales. Notre second objectif est d’accélérer le déploiement de notre concept Ibbü. Cette application de messaging repose sur une communauté de 20 000 experts, sélectionnés par nous (nous ne gardons que 7 % des candidats) et rémunérés pour répondre aux questions des clients des marques, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Nous équipons une cinquantaine de clients dans le monde avec cet outil, dont Samsung aux États-Unis, un marché que nous n’aurions pas pu adresser sans cette solution. Or, pénétrer le marché américain constitue notre troisième axe de développement. Nous avons ouvert un bureau il y a deux ans à Boston et nous dépassons largement nos objectifs.

Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

M. B. : Il se crée un concurrent chaque mois sur une des briques de notre offre, mais nous sommes les seuls à proposer une offre complète en marketing conversationnel et la communauté que nous avons créée avec Ibbü est unique. Nous équipons aujourd’hui plus de 2 000 clients dans une centaine de pays : des marques présentes sur internet. Il faut comprendre qu’aujourd’hui la bataille autour des produits est terminée. C’est Amazon qui l’a gagnée. Les marques sont entrées dans l’ère de l’expérience produit. Et là, il y a un fossé impressionnant entre les entreprises qui, pour 80 % d’entre elles, sont convaincues de l’excellence de leur expérience client, quand seuls 8 % des clients le sont. Pour combler cet écart, les outils conversationnels se développent. Et le nôtre est performant car les clients font davantage confiance à un passionné qu’à un revendeur de la marque. Un bouton de chat ne suffit pas. Pour délivrer un vrai service client, il faut une approche combinant automatisation, grâce à l’intelligence artificielle, et relation humaine. C’est le credo d’iAdvize.

Quelle est votre vision de l’entreprise dans les années à venir ?

M. B. : Notre stratégie, c’est de fidéliser nos clients actuels et de gagner des parts de marché. La levée de fonds nous en donne les moyens et avoir rejoint le Next 40 (la liste des 40 entreprises françaises à fort potentiel, NDLR) va nous donner un coup de pouce pour grandir plus vite avec un accompagnement dédié et de la visibilité sur certains appels d’offres. Nous employons 230 salariés, dont 70 % à Nantes, et nous allons continuer à recruter sur des fonctions techniques et commerciales, avec 30 postes ouverts sur 2019. Nous ne cherchons pas la rentabilité pour l’instant. Nous sommes dans une logique d’investissement et de recherche de croissance pour gagner le plus rapidement possible des parts de marché.

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