Loire-Atlantique

Imprimerie

L'imprimeur d'étiquettes Galard passe dans le giron de Brodart Packaging

Par Didier San Martin, le 15 septembre 2021

 
Après avoir racheté Criaud Étiquettes en janvier 2021, le groupe troyen Brodart Packaging continue son expansion en Loire-Atlantique en reprenant Galard, à Vallet. Ce groupe basé en Champagne totalise 8 sociétés en France. Objectif : créer des synergies et faire monter en compétences chaque unité. 

Alexandre Calleau, tout nouveau directeur de l’imprimeur d'étiquettes Galard, devant l’une de ses nouvelles machines.
Alexandre Calleau, tout nouveau directeur de l’imprimeur d'étiquettes Galard, devant l’une de ses nouvelles machines. — Photo : Didier San Martin

Située dans la zone industrielle Les Dorices à Vallet, près de Nantes, l’entreprise Galard (21 salariés, 2,8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020), spécialisée dans l’impression d’étiquettes sur-mesure pour les secteurs du vin et de l’agroalimentaire, semble vaste dans ses 1 600 m2 d’atelier. À l’intérieur, un parc de sept machines, dont certaines sont toutes récentes. "Nous travaillons pour 410 clients dont 250 dans le vin, présente Alexandre Calleau, le nouveau directeur de l’entreprise. Le reste de notre clientèle est dans l’agroalimentaire, la bière, les spiritueux, les parfums, la bougie… Certains de nos commanditaires sont de grands comptes mais la plupart sont des PME situées en Loire-Atlantique, en Vendée ou dans le Maine-et-Loire."

Deuxième acquisition en région nantaise

L'imprimerie est passée début septembre dans le giron du groupe Brodart Packaging, basé à Troyes (Aube). Ce qui n'a pas freiné la prise de fonction d'Alexandre Calleau à la tête de l’entreprise. Arrivé en 2011 chez Galard en tant que responsable fabrication, puis production, il a repris les rênes au moment du départ à la retraite du PDG, Éric de Montgolfier. "Le rachat par Brodart n’a pas changé ce projet. La seule différence, c’est que je suis désormais un chef d’entreprise… appartenant à un groupe", sourit Alexandre Calleau.

Le groupe familial Brodart est spécialisé dans les papiers destinés aux fromages et dans les emballages souples avec bouchon à vis. Une production très tendance aujourd’hui avec l'essor du vrac puisqu’elle permet de contenir des recharges liquides type savon. Brodart affiche un chiffre d’affaires total de 50 millions d'euros réparti en huit entreprises dont quatre (celles de Troyes, Strasbourg, Saint-Herblain et Vallet) sont spécialisées dans les étiquettes.

"L’acquisition de l’entreprise Criaud Étiquettes, qui emploie 11 salariés à Saint-Herblain (près de Nantes, NDLR), date de janvier, précise Alexandre Calleau. Nous imprimons toutes les deux des étiquettes mais nous ne sommes pas concurrentes car nous n’avons pas la même clientèle ni les mêmes marchés."

Monter les curseurs de la performance

Les quatre entités du groupe Brodart spécialistes de l’étiquette représentent désormais 90 salariés pour 13 millions d'euros de chiffre d’affaires. "Chaque site reste autonome dans sa gestion et sa production, plaide Alexandre Calleau. Chaque site a aussi son histoire, sa clientèle, ses forces et ses faiblesses. Ce qui peut être une force chez l’un peut devenir un axe d’amélioration chez l’autre. L’objectif est, sur chaque site, de monter les curseurs de la performance."

Pour y parvenir, le groupe va développer des synergies. "Lors de nos achats, nous allons comparer entre nous ce qui fonctionne le mieux, tester pour le groupe de nouveaux produits, du nouveau matériel, analyse le directeur. Nos machines sont complémentaires. Par exemple si nous récupérons un marché pour réaliser une étiquette qui n’est pas adaptée à notre parc, nous confierons la prestation à un confrère. Si l’une de nos machines tombe en panne, nous pourrons nous appuyer sur une autre entité. Brodart nous offre aussi une assise financière solide, bien utile pour de meilleures négociations avec des banques et pour acquérir facilement du nouveau matériel."

Grâce à de nouvelles acquisitions dans le futur, le groupe Brodart a pour objectif de se diversifier. Et de "faire monter la part de l’étiquette jusqu’à atteindre environ la moitié du chiffre d’affaires global", décrit le directeur de Galard.

Alexandre Calleau, tout nouveau directeur de l’imprimeur d'étiquettes Galard, devant l’une de ses nouvelles machines.
Alexandre Calleau, tout nouveau directeur de l’imprimeur d'étiquettes Galard, devant l’une de ses nouvelles machines. — Photo : Didier San Martin

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