Nantes

Commerce

Les peluches Globe Trotoys font le tour du monde

Par Amandine Dubiez, le 27 novembre 2018

En dix ans, la PME nantaise Globe Trotoys a réussi à vendre ses peluches déjantées appelées Déglinglos partout dans le monde. Elle se diversifie aujourd'hui dans les sacs, valises et les dessins animés. 

Laurent Manceron a créé son entreprise en 2007.
Laurent Manceron a créé son entreprise en 2007. — Photo : Didier San Martin / Le JDE

« Animaux rigolos, foldingos mais pas craignos, dont le langage se termine en os ». C’est ainsi que, sur son site web, la société Globe Trotoys présente ses fameuses peluches, les Déglingos. On y rencontre « Bigbos le loup », « Jélékros » le lion ou encore « Muchachos » le lapin… Au total, ils sont seulement une dizaine, mais chaque spécimen est multiplié par des centaines de milliers d’exemplaires. Si bien qu’on en trouve en France bien sûr, mais aussi dans la plupart des pays européens, en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud, etc.

« L’export représente 30 % de notre chiffre d’affaires », commente Laurent Manceron, fondateur et gérant de Globe Trotoys. « Les prix des Déglingos varient de 12 à 40 €. Ils sont distribués en boutiques de jouets, en librairies… Ils sont destinés à des enfants de 0 à 5 ans, mais leurs plus grandes prescriptrices sont les mamans branchées de 25 à 40 ans », continue-t-il. Né d’une famille nantaise, Laurent Manceron a vécu à Paris, où il a suivi des études de commerce, puis est devenu chargé de mission export pour un groupe de papeterie de bureau. Ensuite, son parcours devient pour le moins atypique.

Un bureau en Chine

En 2000, il démissionne. « J’avais 27 ans, je m’étais fixé comme challenge de rejoindre la Nouvelle-Zélande sans jamais prendre l’avion ! », s’extasie-t-il. Son périple durera 9 mois. Au retour, son histoire plaît à un patron d’une société parisienne de jouets qui l’embauche comme responsable export. Mais en 2005, l’entreprise fait faillite. « J’aimais l’univers du jouet, j’avais déjà quelques contacts, alors j’ai décidé de monter ma propre structure. Son nom était tout trouvé : je suis passé de globe-trotter au Globe Trotoys ! », sourit Laurent Manceron.

Pour créer quelque chose d’original dans une matière qui ne l’était pas moins, il sillonne la Chine, y déniche le velours côtelé. Pour être plausible auprès de potentiels fabricants chinois, il crée alors une structure à Hong Kong. Au départ, simple boîte aux lettres, elle compte aujourd’hui deux employés de Globe Trotoys qui vérifient sur place la production.

Diversification vers les dessins animés

En 2007, Laurent Manceron installe sa société à Nantes, s’associe avec une designer et créait les Déglingos. « Je participe alors, avec un mini-stand de 4 m², aux salons de Paris et de Nuremberg, raconte-t-il. J’ai eu beaucoup de chance, des distributeurs d’une vingtaine de pays ont été intéressés par mon produit ! Comme je n’avais plus de fonds, je leur ai demandé de payer 30 % de la somme due dès la commande. C’est grâce à cet argent que j’ai pu lancer la production. »

Depuis, Globe Trotoys n’a cessé de se développer. Elle lance une gamme de produits dérivés, des jouets d’éveils, de la vaisselle et aussi – le voyage n’est jamais loin, des sacs à dos pour enfants, des valises à roulette… Aujourd’hui, l’entreprise emploie 15 personnes, dont 12 en France, réalise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires et se lance dans la distribution de jouets de marque Elou, entièrement conçus en liège. Globe Trotoys n’est jamais à court de projets. L'entreprise vient de se lancer dans la réalisation de dessins animés.

Laurent Manceron a créé son entreprise en 2007.
Laurent Manceron a créé son entreprise en 2007. — Photo : Didier San Martin / Le JDE