Loire-Atlantique

Emploi

Les entreprises de Loire-Atlantique s'engagent pour l'emploi des jeunes

Par Cyril Raineau, le 30 juin 2021

Continuer à inciter les entreprises de Loire-Atlantique, quelle que soit leur taille, à intégrer les jeunes : Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’emploi, a relayé ce message devant un parterre de dirigeants réunis à l’IUT de Nantes, mercredi 30 juin. Dans son appel à recourir au plan national "1 jeune, une solution", il est notamment relayé par Yves-Olivier Lenormand, délégué régional d’Airbus et leader d’un club d’entreprises locales.

Thibaut Guilluy, haut commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, a sensibilisé les dirigeants au recrutement des jeunes.
Thibaut Guilluy, haut commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, a sensibilisé les dirigeants au recrutement des jeunes. — Photo : Cyril Raineau/JDE

Le 10 novembre 2020 marquait le coup d’envoi officiel. Mercredi 30 juin, c’est une nouvelle impulsion qui a été donnée en Loire-Atlantique, depuis l’IUT de Nantes, au dispositif "Un jeune, une solution". Ce devant une pluralité d’acteurs du monde économiques du département (Medef, CJD, CPME, U2P, CCI…). Initié par l’État dans le cadre de France Relance voici près d’un an et doté d’une enveloppe de 9,6 milliards d’euros, ce plan mobilise un éventail de services et dispositifs pour trouver soit un emploi, soit une formation ou bien accompagner dans leur orientation les moins de 30 ans que la crise n’a pas épargnés. Ainsi, les entreprises peuvent bénéficier d’aides financières pour le premier emploi d’un jeune ou encore d’une prime pour le recrutement d’un apprenti.

Une charte signée avec les dirigeants

Sur le territoire national, le dispositif est porté par Thibault Guilly, haut commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, présent à l’IUT de Nantes pour rappeler à un aréopage de dirigeants que "derrière chaque jeune, il y a un potentiel". Et de souligner que la réussite du dispositif est conditionnée "à l’alliance entre l’entreprise, les services de l’État et les acteurs de l’éducation et de la jeunesse." Yves-Olivier Lenormand, à la tête du club Les Entreprises s’engagent de Loire-Atlantique et délégué régional d’Airbus Développement, est le chef d’orchestre dans le département de ce plan : "Il faut continuer à motiver les entreprises en faveur de l’emploi des jeunes", embraye-t-il. Une charte a d’ailleurs été signée ce 30 juin, par les réseaux de dirigeants de Loire-Atlantique qui actent ainsi se mobiliser sur ce sujet.

Des exemples d’intégration réussis

Depuis le lancement de "Un jeune, une solution" dans le département en novembre, les actes ont succédé à la parole. Ainsi, le groupe nantais Synergie (4 000 salariés) s’était-il engagé à faire signer, en 2021, 1 000 CDI intérimaires à des moins de 26 ans en France dont une centaine dans les Pays de la Loire. "Nous en sommes à 664 en France et 78 fin mai dans le département", se félicite le secrétaire général de l’entreprise de services RH, François Pinte.

Les échanges entre dirigeants mercredi 30 juin ont aussi été l’occasion de faire un état des lieux de l’engagement de certaines entreprises sur ce sujet. Isabelle Aroun, DRH du CIC Ouest, note que sur 170 recrutements en CDI par an par la banque, 90 % ont moins de 30 ans. Christophe Poteau de la Banque Populaire Grand Ouest souligne que son établissement recrutera 205 alternants à la rentrée pour 160 par an habituellement. Juliette Bouette, DRH du groupe informatique nantais Syd qui, en plein développement, embauche de 80 à 100 personnes chaque année, explique de son côté que l’entreprise de 288 collaborateurs "accueille 25 alternants sur tous les métiers ainsi que 25 stagiaires".

Les Chantiers de l’Atlantique (3 300 salariés) à Saint-Nazaire, qui ne cessent de recruter, accueillent au minimum 80 personnes en alternance et ont actuellement 150 stagiaires sur leur site. Le chantier naval a d’ailleurs ouvert voici deux ans un centre de formation notamment dédié à la chaudronnerie accueillant de 30 à 35 personnes sur douze mois. Enfin, même les start-up sont sensibles à la problématique de l’emploi des jeunes. À l’image de Hera-Mi à Nantes (19 salariés), qui développe un logiciel aidant à diagnostiquer un cancer du sein. Elle recrute une personne en contrat d’apprentissage, une en alternance et un stagiaire.

"Vous n’êtes pas la génération sacrifiée avec la crise", insiste Patrick Cheppe à l’adresse des jeunes. Et le président du Medef de Loire-Atlantique de poursuivre : "Vous allez peut-être même vivre un meilleur avenir que nous."

Thibaut Guilluy, haut commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, a sensibilisé les dirigeants au recrutement des jeunes.
Thibaut Guilluy, haut commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, a sensibilisé les dirigeants au recrutement des jeunes. — Photo : Cyril Raineau/JDE

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail