Nantes

Agriculture

Les Côteaux Nantais perdent un tiers de leur récolte à cause du gel

Par la rédaction, le 18 septembre 2017

À cause du gel printanier, les Côteaux Nantais enregistrent une perte de 35 % sur la récolte 2017. Du jamais vu depuis 1991. Une récolte décevante pour l’arboriculteur de Vertou qui s’attend à une augmentation des prix.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le leader européen de l'arboriculture en biodynamie n’avait pas enregistré de telles pertes à cause du gel depuis 1991. Le constat est implacable : « La récolte aurait dû être belle, on va battre un record à la baisse », constate Michel Delhommeau, directeur général des Côteaux Nantais. À cause du gel printanier, l'entreprise dirigée par Benoît Van Ossel enregistre une perte de 35% sur la récolte 2017. Le gel a endommagé les fruits en cours de formation, formés essentiellement d’eau et ne contenant pas encore assez de sucre pour résister. 

« Pourtant des bougies ont été installées dans les vergers, de sorte que les cellules des arbres se réchauffent, complétées de fumigènes créant un brouillard protecteur des rayons du soleil au petit jour…Mais au final, c’est toujours la nature qui décide », commente l’entreprise de Vertou dans un communiqué. 

Hausse des prix à prévoir

Qui dit plus petite quantité, dit augmentation des prix. « Elle sera plus significative » estime le directeur général, mais bien là puisque les arboriculteurs d’Europe avec qui les Côteaux Nantais échangent régulièrement, ont dû subir eux aussi, les aléas météorologiques. « Nous espérons avoir un stock suffisant pour fournir nos points de ventes et nos clients fidèles jusque fin avril, mais il nous manquera probablement des pommes industrie pour assurer la fabrication de nos produits transformés très recherchés par nos consommateurs » précise-t-il. La récolte qui n’est pas encore terminée, va se poursuivre jusqu’à la mi-octobre.
 
Les Côteaux Nantais produisent 39 variétés différentes de pommes, sept variétés de poires, des kiwis, des coings, différentes variétés de fraises, de rhubarbe et de prunes. Répartis sur cinq vergers différents équivalents à une surface de 103 hectares, les fruits sont regroupés à la station fruitière de Vertou (Loire-Atlantique) où ils seront stockés puis calibrés. La production et la fabrication des produits transformés sont assurées par 122 salariés en CDI auxquels se rajoute 70 saisonniers au rythme de la récolte.

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