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Le nantais SportCom exporte ses équipements de sports de combat et arts martiaux

Par Caroline Scribe, le 21 juin 2022

Les rings de boxe, tatamis et sacs de frappe de la société SportCom se vendent un peu partout dans le monde. Après avoir contracté le virus de l’export à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres en 2012, la PME nantaise mise notamment sur l’international pour doubler son chiffre d’affaires.

Veneta Georgieva, responsable des ventes et Jean-René Savary, dirigeant de SportCom, spécialisé dans les sports de combat et arts martiaux.
Veneta Georgieva, responsable des ventes et Jean-René Savary, dirigeant de SportCom, spécialisé dans les sports de combat et arts martiaux. — Photo : Caroline Scribe

Créé en 2003 par Jean-René Savary, SportCom développe des équipements pour les sports de combat et arts martiaux. Le ring escamotable, le tatami enroulable ou encore la cage MMA (arts martiaux mixtes) pliable permettant de gagner de l’espace dans les salles multisports constituent autant de produits phares de la PME (20 salariés, 4,5 M€ de CA) installée à Treillières, près de Nantes. "Notre positionnement, ce n’est pas la vente en ligne de matériel sportif. Nous avons pour obsession de répondre aux demandes de nos clients en allant chercher des solutions toujours plus loin grâce à l’innovation", expose Jean-René Savary. Le bureau d’études de SportCom a ainsi imaginé un système de vérins électriques pour déplacer en 15 secondes un ring de boxe de deux tonnes lors des compétitions. "Une fois le concept trouvé, nous le brevetons, le standardisons et l’industrialisons. Nous maîtrisons toute la chaîne de valeur de la conception à l’installation", complète le dirigeant.

35 % du chiffre d’affaires à l’export

Ces équipements pour la boxe, le judo, la lutte et, depuis peu, le MMA en plein essor sont commercialisés auprès des collectivités, associations, fédérations sportives, clubs privés de sports de combat et salles de fitness, en France, mais aussi à l’étranger. SportCom réalise, en effet, 35 % de son chiffre d’affaires à l’export. "Le déclic s’est produit en 2012 à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres dont nous étions fournisseurs. Cela nous a procuré une notoriété qui nous a permis de nous internationaliser", relate Veneta Georgieva, directrice des ventes et du marketing chez SportCom. En 2016, l’entreprise, accompagnée par la CCI Nantes Saint-Nazaire, a créé une cellule export. Mais depuis, c’est toute l’équipe commerciale composée de huit personnes parlant anglais qui suit indifféremment les clients français et étrangers. Les volumes croissants à l’export ont également amené l’entreprise à organiser différemment sa production. "Nous misons toujours sur une fabrication Made in France. Mais, pour être compétitifs en termes de prix et de délais par rapport aux concurrents étrangers, nous nous sommes associés depuis un an à un industriel français qui a des capacités de production supérieures aux nôtres. Cela permettra d’accompagner notre croissance", indique Veneta Georgieva.

Doubler le chiffre d’affaires

En effet, SportCom a pour objectif de porter son chiffre d’affaires à une dizaine de millions d’euros sur un marché en croissance, en France comme à l’étranger. "L’export représente un axe de développement prioritaire avec trois cibles principales : le Royaume-Uni, l’Allemagne et les pays scandinaves", avance le dirigeant. SportCom se donne ainsi deux ans pour faire l’acquisition d’une société britannique afin de faciliter des exportations compliquées par le Brexit. En Allemagne et dans les pays scandinaves, la PME passe par des distributeurs, mais cherche à recruter des locaux pour animer ses réseaux. Sollicité par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO) à Paris en 2024 pour son expertise technique sur les process d’installation, SportCom espère que l’événement lui donnera un coup d’accélérateur, "même si on peut regretter que le Made in France soit relégué au second plan par les problématiques de financement", déplore le dirigeant.

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