Vendée

Industrie

Le groupe Mecamen investit et vise une croissance de 10% en 2021

Par Olivier Hamard, le 19 mars 2021

Le groupe industriel vendéen Mecamen a choisi de poursuivre ses investissements en 2021 et anticipe déjà l'après-crise. Spécialisé dans la mécanique, il renforce son outil industriel sur chacun de ses sites et construit en Maine-et-Loire un nouveau bâtiment pour accueillir sa société AMS.

Mecamen investit chaque année entre 500 000 et un million d’euros dans son outil industriel.
Mecamen investit chaque année entre 500 000 et un million d’euros dans son outil industriel. — Photo : Frederic Flamen - Ocean Production

Comme les trois bateaux du podium du Vendée Globe auxquels AMPM, l’une des sociétés du groupe, a fourni les quilles, Mecamen, basé à la Mothe-Achard, a su se jouer des turbulences d’une année 2020 tempétueuse. Le groupe spécialisé dans la mécanique qui regroupe trois entreprises, AMPM à la Mothe-Achard, AMS à Beaucouzé (49) et Mecamen Polska, au sud-ouest de la Pologne, a enregistré une baisse de chiffre d’affaires de 7 %. Mais il veut déjà repartir de l’avant et envisage en 2021 une croissance de 10 % par rapport à 2019, où il avait terminé l’année à 24 millions d’euros.

Didier Crespel - Mecamen (85)
Didier Crespel - Mecamen (85) - Photo : Frederic Flamen - Ocean Production

" Nos carnets de commandes sont revenus à la normale, indique Didier Crespel, le président de Mecamen. Dès les mois de juillet-août 2020, nous avons pris des marchés importants. Chez AMPM, en raison de la baisse d’activité, nous avions dû passer de 125 à 105 personnes. L’année 2021 est repartie vite et nous allons de nouveau recruter pour retrouver l’effectif d’avant-crise. " Même chose à Beaucouzé, où la société AMS, qui conçoit des machines spéciales et des lignes d’assemblages en majorité pour le secteur de l’automobile, à 30 % pour l’export est passée de 50 à 40 personnes. " Nous avons profité de la crise pour renforcer la R & D et fait un certain nombre d’innovations, affirme le dirigeant. Nous voulons rapidement revenir à 50 personnes et retrouver le chiffre d’affaires de 8 millions d’euros que nous avions réalisé en 2019 ".

Un nouveau site pour AMS

Preuve de cette volonté, le groupe Mecamen va investir deux millions d’euros cette année dans un nouveau bâtiment à Bouchemaine, près d’Angers, et quitter les 1 700 mètres carrés qu’AMS loue dans la zone industrielle. " C’est un investissement uniquement immobilier, précise Didier Crespel. AMS est essentiellement un bureau d’études et une unité d’assemblage. Les pièces sont réalisées en sous-traitance ou chez AMPM, car nous avons des synergies entre nos différentes sociétés. " AMS devrait s’installer dans ses nouveaux locaux fin 2021. Ce qui lui permettra aussi de poursuivre sa conquête de nouveaux marchés. L’entreprise, qui travaille à 70 % pour le secteur de l’automobile, commence à percer sur un nouveau marché, celui des lignes hautes cadences pour l’assemblage de petit électroménager, principalement pour des clients français. " Par choix stratégique, pour l’export, nous souhaitons nous focaliser sur cette technologie des machines spéciales que nous connaissons bien pour adresser de nouveaux marchés, avec des clients qui ont besoin de ce type de process, précise Didier Crespel. Nous recherchons un équilibre entre les zones géographiques à développer et les précautions techniques. "

500 000 euros à un million d’investissement par an

Au-delà des deux millions d’euros que le groupe met sur la table dans la construction d’un nouveau bâtiment à Bouchemaine, Mecamen poursuit ses investissements sur ses différents sites. Malgré la crise déjà, AMPM, spécialisé dans l’usinage de pièces mécaniques, a poursuivi en 2020 son plan de modernisation, avec entre autres l’acquisition de deux importantes machines et d’un nouveau robot. "

Mecamen emploie actuellement plus de 200 personnes sur ses trois sites de Vendée, Maine-et-Loire et Pologne. 
Mecamen emploie actuellement plus de 200 personnes sur ses trois sites de Vendée, Maine-et-Loire et Pologne.  - Photo : Frederic Flamen - Ocean Production

Mecamen investit en moyenne entre 500 000 et un million d’euros chaque année sur l’ensemble de ses trois sites ", indique Didier Crespel. Mecamen Polska, comme ses deux consœurs françaises, a elle aussi bénéficié de cette dynamique, avec entre autres l’installation d’un nouveau centre d’usinage de grande capacité. Reprise en 2016, la société de 40 personnes travaille dans les domaines de l’outillage pour une clientèle locale et de l’usinage pour des clients européens, principalement de l’aéronautique et de l’automobile. " Mecamen Polska apporte une réponse moins chère à des clients qui ont délocalisé leur production et qui souhaitent des prix plus bas, précise Didier Crespel. Avec le développement de nouveaux marchés, elle devrait doubler son chiffre d’affaires cette année."

Pour 2021, Didier Crespel se montre " plutôt optimiste ". Le groupe qu’il a constitué par reprises successives, d’AMPM tout d’abord en 2014, d’AMS en 2015 puis de Mecamen Polska en 2016, reste même attentif aux opportunités d’acquisition. " Une éventuelle croissance externe ne consistera pas à intégrer de nouvelles technologies, précise le dirigeant, mais elle sera orientée vers des pénétrations de marchés comme ceux du médical ou de l’agroalimentaire, où nous sommes actuellement peu présents." Pour Mecamen, la route pour adresser ces nouveaux marchés serait en effet moins longue en intégrant une nouvelle entité qui y compte déjà des clients.

Mecamen investit chaque année entre 500 000 et un million d’euros dans son outil industriel.
Mecamen investit chaque année entre 500 000 et un million d’euros dans son outil industriel. — Photo : Frederic Flamen - Ocean Production

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail