Loire-Atlantique

Industrie

Le fabricant de bras manipulateurs industriels Neoditech double la surface de son atelier

Par Cyril Raineau, le 26 octobre 2022

Concepteur et fabricant de bras de manipulation à destination de l’industrie et du secteur de la logistique, Neoditech investit un million d’euros pour étendre son site de production. La croissance de la PME du vignoble nantais passe notamment par l’export, qui pourrait se hisser à 60 % dans les dix ans.

Denis Joncheray, président-fondateur de Neoditech : "L’export représente aujourd’hui 5 % de notre chiffre d’affaires. Il reste de la place en France, mais nous souhaitons atteindre 60 % de l’activité à l’international dans les 5 à 10 ans."
Denis Joncheray, président-fondateur de Neoditech : "L’export représente aujourd’hui 5 % de notre chiffre d’affaires. Il reste de la place en France, mais nous souhaitons atteindre 60 % de l’activité à l’international dans les 5 à 10 ans." — Photo : Cyril Raineau

Une ambition portée par une croissance régulière et raisonnable : tel est le credo de Neoditech, PME de 24 collaborateurs située à Mouzillon, dans le vignoble nantais (Loire-Atlantique). Fondé en 2007 par son président Denis Joncheray, l’industriel conçoit, développe et assemble des bras de manipulation aidant au port de charge dans les entreprises. Les chiffres d’affaires passés et futurs illustrent cette trajectoire : 2,9 millions d’euros sur le dernier exercice (clôt au 31 mars 2022), 3,3 millions projetés pour le prochain, puis 3,8 millions dans les deux ans et 4,4 millions l’année suivante. Six recrutements sont programmés d’ici trois ans.

L’export pour grandir

Le corollaire à ce tableau de marche : repousser ses murs. L’atelier de 600 m² va doubler de superficie à l’horizon fin 2023, demandant un investissement d’un million d’euros. L’extension du bâtiment qu’occupe depuis bientôt trois ans Neoditech répond également à deux autres nécessités. La première est "que nous souhaitons davantage produire en série que sur commande, et l’industrialisation de notre process au fur et à mesure de notre développement demande de la place", remarque Denis Joncheray. La deuxième est que la PME se doit de tester, sur son site, ses manipulateurs cobotiques, autrement dit ses bras de manipulation. "Nous recevons des pièces clients pour réaliser ces tests, parasitant de la surface pour la production", déplore son président.

La montée en puissance de Neoditech s’appuie sur ses velléités de développement sur le marché français "où l’on sait que l’on peut progresser." Surtout, l’export est un axe stratégique de croissance. L’étranger représente à ce jour 5 % du chiffre d’affaires, essentiellement grâce à l’Allemagne, le Benelux, l’Italie et l’Espagne, plus marginalement des pays plus éloignés comme les États-Unis. L'objectif est que cette part à l’international atteigne 60 % de l’activité "dans les cinq à dix ans".

L’Allemagne et son modèle économique basé sur l’industrie est le premier pays visé pour se déployer en dehors des frontières hexagonales. "Comme en France, des difficultés de recrutement existent et la pénibilité au travail est un vrai sujet", résume Émilie Waterlot, directrice des opérations de la PME. Sans oublier l’aspect économique. Avec un bras de manipulation, pour certaines charges, un seul opérateur est nécessaire là où deux étaient autrefois indispensables.

D’abord l’industrie puis la logistique

Dans la conception de ses appareils (sept collaborateurs au bureau d’études et à la R & D), Neoditech place "l’humain au centre pour réaliser des produits simples d’utilisation", explique Émilie Waterlot. Le principe du bras se manipulation est "de reproduire ce que ferait un bras humain tout en déportant la charge sur le manipulateur." La limite est fixée à 100 kg de charge, "le maximum que peut porter un humain."

Les produits sont standards (avec différentes options), le bureau d’études adaptant la main de préhension en fonction du cahier des charges défini avec le client. Historiquement, Neoditech est présent dans l’industrie (manufacturière, aéronautique, pharmaceutique, automobile…), puis s’est tourné vers le secteur de la logistique, qui exprimait des besoins de solutions pour soulager les opérateurs. Tous les bras sont assemblés à Mouzillon à partir de pièces provenant à 80 % de fournisseurs situés à 50 km au plus de Neoditech.

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