Vendée

Nautisme

Le chantier naval Alubat bénéficie d'un an de commandes

Par Cyril Raineau, le 22 octobre 2020

Le carnet de commandes a allégrement grossi à l’issue du confinement pour le chantier naval vendéen Alubat : au moins une année de travail se présente pour les 35 salariés du spécialiste du voilier en aluminium installé aux Sables-d’Olonne.

Hakim Rahmoun, directeur général du chantier naval Alubat.
Hakim Rahmoun, directeur général du chantier naval Alubat. — Photo : Alubat

Ils sont considérés comme "les 4x4 des mers". Pour qualifier les bateaux conçus et fabriqués par Alubat, le directeur du chantier naval basé aux Sables-d’Olonne (Vendée) file la métaphore routière. "Le fait que nos voiliers soient 100 % en aluminium, la coque comme le pont, font qu’ils sont très solides et qu’ils vont partout, note Hakim Rahmoun, que ce soit pour remonter des fleuves africains, naviguer en zone tropicale ou affronter les glaces… Certains clients font même de nos bateaux leur maison." Des clients pour moitié français, et pour l’autre moitié en premier lieu européens.

Après avoir échappé de peu à la "noyade" en 2012 en déposant le bilan, repris en 2014 par 14 actionnaires chefs d’entreprise vendéens, Alubat, qui emploie 35 salariés, est aujourd’hui sur de bons rails. Alors, certes, la période du confinement "a été très compliquée" selon Hakim Rahmoun, avec un arrêt de la production deux mois durant. Le chiffre d’affaires en pâtit, passant de près de 4 millions d’euros en 2019 à probablement 3,4 millions d’euros cette année. Mais le déconfinement a amené avec lui la conclusion de nouveaux contrats. "Nous avons un peu plus d’un an de travail devant nous, se félicite le dirigeant arrivé à la tête de l’entreprise en janvier 2020. Cela faisait longtemps qu’Alubat n’avait pas devant lui un tel plan de charge." Le chiffre d’affaires 2021 devrait par conséquent être supérieur à celui de 2019 pour franchir la barre des 4 millions d’euros. Pour la suite, c’est l’inconnue, notamment car les salons professionnels tels que Cannes, La Rochelle, Southampton ou Paris sont annulés.

Renouveler la gamme

Le chantier naval produit entre 10 et 12 bateaux par an ayant la capacité, et c’est là l’une de leur particularité, de naviguer dans des eaux peu profondes. On est loin des 50 à 60 sortant du chantier naval vendéen à "la belle époque", celle d’avant le dépôt de bilan. Toutefois, pour éviter, pour reprendre les termes d’Hakim Rahmoun, de "s’endormir sur nos lauriers en étant moins aux aguets des attentes des clients" comme ce fut alors le cas, Alubat revoit régulièrement sa gamme.

"Depuis 2014, nous la renouvelons et nous continuons à la renouveler. Un tout nouveau bateau de 12 mètres - la taille la plus vendue - est sorti il y a un an grâce à notre bureau d’études et notre travail avec des architectes navals. Et nous allons nous renouveler sur les 11 mètres et les 14 mètres."

En parallèle, la PME redonne vie à ses anciens voiliers. Lesquels font leur retour dans les locaux d’Alubat pour être remis en état ou subir un rafraîchissement. À ce jour, 1 600 bateaux Alubat voguent sur les eaux du monde entier, soit autant de produits par le chantier naval vendéen depuis sa création en 1973.

Hakim Rahmoun, directeur général du chantier naval Alubat.
Hakim Rahmoun, directeur général du chantier naval Alubat. — Photo : Alubat

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