La Roche-sur-Yon

Industrie

Le centre technique en robotique Proxinnov veut voir plus grand

Par Cyril Raineau, le 17 février 2021

Le centre technique de la Roche-sur-Yon dédié à la robotique Proxinnov envisage un transfert sur le site de Michelin.

Proxinnov comprend 160 adhérents dont une grosse majorité de TPE-PME.
Proxinnov comprend 160 adhérents dont une grosse majorité de TPE-PME. — Photo : Cyril Raineau/JDE

La plateforme dédiée à la robotique Proxinnov, basée à la Roche-sur-Yon, se sent à l’étroit. Elle a trouvé un accord avec Michelin, dont l’usine vendéenne va être réhabilitée après sa fermeture prochaine. Proxinnov y transfèrerait son activité pour y disposer d’un site de 2 500 m2. La balle est désormais dans le camp des politiques pour que cet accord se concrétise, explique Gil Briand, président de ce centre technique et de l'association qui le gère (160 entreprises adhérentes). "Il faut absolument que nous déménagions au plus tard cet été", plaide celui qui dirige par ailleurs le groupe de construction Briand (250 M€ de CA en 2018) .

Proxinnov a en effet dans ses cartons un plan d’action ambitieux, baptisé Usine-Pilote PRX 4.0. Après 400 heures de travail de réflexion, un collectif d’industriels (dont les vendéens Beneteau et MG Tech) a pensé les futurs ateliers du centre technique où de nouvelles cellules robotisées s’ajouteront aux existantes (agroalimentaire, soudage, assemblage) … L’État, la Région et Bpifrance viennent d’accorder un soutien financier de 1,2 million d’euros pour ce programme, chiffré à 2,5 millions d’euros.

"La robotique est accessible"

Pour Gil Briand, Proxinnov est un outil "unique en France". Sous les toits de l’atelier de 600 m2 à la Roche-sur-Yon, les douze salariés du centre conseillent et accompagnent les industriels pour accroître leur productivité grâce aux robots ou à l’intelligence artificielle pour certains, à se lancer dans ce domaine pour d’autres.

"Il faut que les PME et les ETI sachent que la robotique est accessible, appuie Gil Briand, que les dirigeants n’hésitent pas à franchir le pas, qu’ils nous sollicitent pour les épauler." Des propos qu’il illustre par sa propre expérience : "Moi-même par le passé j’ai fait appel à Proxinnov et ça a fonctionné."

Dit autrement par le directeur de la structure Pierre Loonis : "A nous de faire sauter les verrous". Et de mieux se faire connaître. L’association a peut-être trouvé un ambassadeur de choix : Bruno Bonnell, député LREM du Rhône et entrepreneur passionné de robotique, était en visite à l’atelier le 17 février.

Bruno Bonnell, député LREM et ancien dirigeant d'entreprises de robotique, et Gil Briand, président de Proxinnov, lors de la visite de la plateforme le 17 février 2021.
Bruno Bonnell, député LREM et ancien dirigeant d'entreprises de robotique, et Gil Briand, président de Proxinnov, lors de la visite de la plateforme le 17 février 2021. - Photo : Cyril Raineau/JDE

34 projets en 2019

L’action de Proxinnov se décline autour de quatre piliers en direction des entreprises : l’étude industrielle, l’expérimentation, la formation des équipes et la communication sur les réussites. En 2019 (derniers chiffres connus), la plateforme publique-privée, notamment financée par la Région Pays de la Loire et la Roche-sur-Yon Agglomération, a mené 34 projets de robotisation en direction d’entreprises régionales ou nationales. Un bond de 50 % par rapport à l’année précédente. Dans le détail, il s’agissait pour 47 % d’études, pour 20 % de simulations et pour 31 % d’expérimentations. Un tiers de ces projets concernait la métallurgie, 17 % la filière bois et 13 % l’agroalimentaire.

Proxinnov comprend 160 adhérents dont une grosse majorité de TPE-PME.
Proxinnov comprend 160 adhérents dont une grosse majorité de TPE-PME. — Photo : Cyril Raineau/JDE

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail