Industrie

L'agenceur Bio Création Bois consolide son avenir en se modernisant

Par Cyril Raineau, le 16 septembre 2021

Située à Saint-Nicolas-de-Redon, à la frontière entre la Loire-Atlantique et l’Ille-et-Vilaine, la PME Bio Création Bois investit 470 000 euros pour se moderniser et améliorer ses conditions de travail. L’agenceur qui se définit comme "écoresponsable" est porté par de nouveaux marchés.

L’atelier de Bio Création Bois au nord de la Loire-Atlantique bénéficie de 470 000 euros d’investissements.
L’atelier de Bio Création Bois au nord de la Loire-Atlantique bénéficie de 470 000 euros d’investissements. — Photo : Anaïs Bouchard

Un chiffre d’affaires en croissance, de nouveaux marchés qui ouvrent des perspectives et un programme d’investissements qui ne va guère tarder à sortir du coffre : l’agenceur de commerces et d’espaces professionnels Bio Création Bois à Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlantique) fait feu de tout bois. Lauréate du plan de relance dans son volet accélération des investissements industriels, la PME de 30 collaborateurs bénéficie d’une subvention de l’État et de la Région Pays de la Loire de 120 000 € pour son projet de modernisation chiffré à 470 000 euros.

"Travailler avec les matières les plus saines possibles"

"Agenceur écoresponsable", comme la définit son directeur général Anthony Meignen, la PME imagine, crée, commercialise et pose des aménagements menuisiers. Avec un credo, "travailler avec les matières les plus saines possibles, les moins transformées. Nous allons jusqu’à développer nos propres matériaux. Nous avons par exemple développé avec un partenaire un vernis biosourcé". Et le dirigeant de préciser : "Nous tendons vers l’innovation pour respecter notre ADN", l’écoresponsabilité.

Anthony Meignen,  directeur général  de Bio Création Bois.
Anthony Meignen,  directeur général  de Bio Création Bois. - Photo : Anaïs Bouchard

Un parti pris qui renvoie à la gouvernance de l’entreprise. Elle a été reprise en 2014 par Ulterïa, un groupement basé dans l’Yonne (25 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019) qui se veut "créateur de valeurs pour l’homme et le vivant". Outre Bio Création Bois, l’écosystème Ulterïa comprend deux autres menuiseries et gère même une école Montessori ainsi qu’une bergerie.

De nouveaux marchés stimulent la croissance

Historiquement, les produits pensés et façonnés par Bio Création Bois trouvaient pour débouché principal les magasins alimentaires bios, seuls ou presque séduits par le concept d’agencement écoresponsable. "Nous nous sommes diversifiés depuis quelques années et travaillons désormais avec l’hôtellerie, la restauration, le tertiaire, se félicite Anthony Meignen, précisant que l’entreprise rayonne sur toute la France, les projets à l’étranger étant marginaux. Il y a d’ailleurs une vraie prise de conscience sur le fait de rendre le lieu de travail le plus sain possible". Cette diversification se traduit dans le chiffre d’affaires : de 2 à 3 millions d’euros en 2013-2014, il a grimpé à 4 millions d’euros en 2019 et 2020 pour vraisemblablement se fixer à cinq millions d’euros en 2021.

Le plan d’investissement d’un peu moins de 500 000 euros répond du reste à cette croissance. Voici quatre ans, la PME quittait Sainte-Marie en Ille-et-Vilaine pour un atelier de 4 000 m² à quelques kilomètres de là, à Saint-Nicolas-de-Redon. L’heure est venue de le moderniser. Outre une robotisation du parc d’outils et l’achat de machines et matériel, ce programme qui s’enclenche a aussi une finalité auprès des salariés. Pour améliorer leurs conditions de travail, une cloison antibruit séparera l’atelier de production de l’atelier de montage. Et pour compléter les trois embauches de ces derniers mois, de trois à cinq collaborateurs devraient rejoindre la menuiserie en 2022.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition