Saint-Nazaire

Énergie

La première éolienne flottante de France inaugurée à Saint-Nazaire

Par la rédaction, le 13 octobre 2017

Ce projet porté par Bouygues Travaux Public, Ideol et Centrale Nantes, est un démonstrateur qui pourrait bien servir d’exemple pour d’autres projets à venir. À terme, l’éolien flottant français pourrait fournir 6 gigawatt, soit l’équivalent de 3,6 centrales nucléaires.

Idéol a mis au point la première éolienne en mer de France avec le démonstrateur Floaten, inauguré en octobre dernier sur la côte atlantique au Croisic.
Idéol a mis au point la première éolienne en mer de France avec le démonstrateur Floaten, inauguré en octobre dernier sur la côte atlantique au Croisic. — Photo : Ideol / ECN / Bouygues Travaux Publics

L’ensemble, de plus de 5.000 tonnes, sera bientôt remorqué au large du Croisic, sur le site d’expérimentation en mer SEM-REV construit par Centrale Nantes et le CNRS du Croisic. C’est un convoi exceptionnel qui durera alors cinq jours entiers.

La première éolienne flottante de France a été baptisée officiellement ce vendredi par Sébastien Lecornu, le secrétaire d'État chargé des énergies vertes. L’Etat, qui a apporté, via l’Ademe, 5,7 millions d’euros pour ce projet de 25 millions, s’en servira pour faire des essais pendant deux ans. 

Ces tests serviront à vérifier le système d’exploitation, la maintenance et prouver aussi ce dont Ideol, la société qui a conçu le système de fondation flottante, est déjà certaine : l’éolien flottant est beaucoup plus rentable que l’éolien terrestre et même l’éolien marin posé. « Une éolienne flottante en mer produit, à équivalent pleine charge un jour sur deux, une éolienne posée dans l’eau, plus proche des côtes et plus loin du vent, elle, produit un jour sur trois et une éolienne à terre un jour sur quatre », explique Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol. 

D'autres éoliennes flottantes pourraient alors voir le jour en Bretagne, et peut-être en Loire-Atlantique. La concertation sur les lieux propices à ces installations est en cours.

« La France est dans la course mondiale pour avoir un leadership dans cette filière »

À part Gruissan et Saint-Nazaire, l’Etat a lancé trois autres projets d’éolien flottant de 25 mégawatt chacun : sur les sites de Groix, Leucate et Fos-sur-Mer. Ils devraient être installés courant 2020-2021. Le potentiel français en matière d’éolien flottant est estimé à 6GW, soit l’équivalent de 3,6 centrales nucléaires. « La France est dans la course mondiale pour avoir un leadership dans cette filière », estime le PDG d’Ideol. 

Actuellement, il existe six éoliennes en mer flottante dans le monde. Une en Norvège, une au Portugal et quatre au Japon. En tout, on dénombre 3 200 éoliennes en mer dans le monde soit près de 12 GW de capacité installée.

À Saint-Nazaire, le chantier fait travailler 70 personnes localement. Il mobilise aussi des fournisseurs nazairiens tels que Artelia (maîtrise d’œuvre), Ceteal (études techniques), Point P-Trouillard (fourniture béton), Shipelec (travaux électriques), Tosot (logistique), TGO (logistique et stockage), Mécasoud (fondation d’ancrage), ou encore Octra (location des barges de construction).

Idéol a mis au point la première éolienne en mer de France avec le démonstrateur Floaten, inauguré en octobre dernier sur la côte atlantique au Croisic.
Idéol a mis au point la première éolienne en mer de France avec le démonstrateur Floaten, inauguré en octobre dernier sur la côte atlantique au Croisic. — Photo : Ideol / ECN / Bouygues Travaux Publics

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