Vendée

Distribution

La poissonnerie en ligne O’Poisson s’engage à vendre des colis recyclables

Par Cyril Raineau, le 15 juin 2022

La poissonnerie en ligne Ô'Poisson s’engage sur deux objectifs en 2022 et 2023 : des colis intégralement recyclables et davantage de produits issus de la pêche française. La PME de 14 collaborateurs située à la criée des Sables d’Olonne (Vendée) fait du "raisonné raisonnable" son credo.

Caroline Hennequin : "Cela fait partie de nos valeurs de mettre en avant la pêche française."
Caroline Hennequin : "Cela fait partie de nos valeurs de mettre en avant la pêche française." — Photo : Cyril Raineau

Depuis sa création en 2014 à Orvault près de Nantes avant de migrer à la criée des Sables d’Olonne en Vendée en 2018, la poissonnerie en ligne Ô’Poisson navigue sur des eaux porteuses. "Nous sommes en croissance depuis nos débuts", se félicite la co-directrice Caroline Hennequin, associée avec ses deux cousins Maxime et Benjamin. La période Covid "qui a démocratisé la livraison du frais à domicile" a eu un effet accélérateur. En 2021, le chiffre d’affaires de la PME de 14 collaborateurs atteignait plus de 2 millions d’euros pour 800 000 euros en 2018.

"Mettre en avant la pêche française fait partie de nos valeurs"

L’entreprise ne regarde pas seulement cet indicateur pour mesurer son développement. Elle s’attache aussi à proposer une consommation durable. Ô Poisson s’adresse aux professionnels de la distribution, que ce soit des enseignes de producteurs, des sites en ligne de vente de produits frais… Mais la plus grosse part de son activité (fluctuante selon les saisons) est à destination des particuliers.

Poissons entiers ou en filets, coquillages ou crustacés, gamme épicerie de la mer (dont la quasi-totalité provient de producteurs vendéens) : tous ces produits sont livrés en 24 heures ou 48 heures pour les régions les plus éloignées.

Si, en 2022, 70 % des produits vendus sont pêchés ou élevés en France (majoritairement provenant de la côte allant du Pays basque à Boulogne-sur-Mer dans le Pas de Calais) l’objectif est d’atteindre les 80 % en 2023. "Mettre en avant la pêche française fait partie de nos valeurs, résume Caroline Hennequin. Notre ambition initiale était de nous concentrer sur le local, mais nous tourner seulement vers les Sables d’Olonne aurait conduit à moins de diversité dans nos produits, ce n’était pas possible." Quant à ce qui n’est pas français dans ses gammes, "à 99,9 % nous travaillons avec des produits européens."

Un partenariat pour accentuer sa présence en région parisienne

L’un des autres pans de son axe "consommation durable" concerne les emballages. La poissonnerie en ligne s’oriente vers un colis 100 % recyclable d’ici fin 2022. À ce jour, les pochettes sous vides recyclables représentent 30 % des emballages. Le nantais Foodinnov travaille sur ce projet depuis 3 ans, projet qui a été freiné par le Covid. Exit aussi la caisse en polystyrène ou même la pochette en aluminium des débuts, pour laisser place à un carton classique réutilisable (ou recyclable). Enfin, les pains de glace peuvent être réexpédiés gratuitement par le client et "nos fournisseurs ne nous envoient plus de caisse en polystyrène mais des bacs consignés."

Pour la livraison de ses colis, Ô Poisson fait appel à Chronofresh, un service développé par Chronopost et seul acteur expédiant du frais chez les particuliers en France. "Nous souhaiterions être présents au Luxembourg ou en Belgique, mais Chronofresh ne s’engage pas sur des livraisons à l’étranger pour des produits ayant des dates limites de consommation courtes", déplore la dirigeante.

Prenant son mal en patiente, la PME recherche de nouveaux axes de développements et partenaires. Ce sera le cas avec Fresh Colis qui dispose de 70 points relais en région parisienne avec un stockage du frais possible. Ils permettent ainsi au client d’éviter de rester à leur domicile à attendre le colis. Cette nouvelle offre sera disponible en juillet sur le site internet de Ô Poisson, qui effectuera sa mue fin octobre.

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