Loire-Atlantique

Emploi

La métropole nantaise a perdu 5 200 emplois au deuxième trimestre 2020

Par Cyril Raineau, le 20 novembre 2020

La note de conjoncture de l'Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise (Auran) pour le deuxième trimestre 2020 porte une regard chiffré sur les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19 sur le territoire. 

A Angers, l'agence Pôle Emploi de la Roseraie, sera un des acteurs du nouveau dispositif des emplois francs.
Au deuxième trimestre, 5 200 emplois ont été détruits dans le privé sur la métropole nantaise. — Photo : Olivier Hamard JDE

Le deuxième trimestre 2020 a été marqué par la perte de 5 200 emplois dans le secteur privé sur la zone d’emploi de Nantes, soit une baisse de 1,4 % par rapport à la même période en 2019. Ce chiffre est tiré d’une note de conjoncture de l’Auran synthétisant les effets du Covid-19 et du confinement sur l’économie de la métropole nantaise.

L’Auran précise : "80 % de cette baisse concerne de l’emploi flexible, les contrats intérimaires, CDD et saisonniers qui constituent la première variable d’ajustement pour les entreprises qui stoppent par ailleurs temporairement leur recrutement". L’activité de l’intérim a rebondi au deuxième trimestre, "retrouvant en septembre 85 % de son niveau habituel", selon la Banque de France Pays de la Loire.

Deux fois moins d'offres Pôle emploi

Le taux de chômage atteint sur la métropole 6,2 % au deuxième trimestre (7 % en France), soit le niveau d’avant crise de 2008. En avril, les inscriptions à Pôle emploi ont augmenté de 39 % par rapport à la même période en 2019, soit 12 500 personnes de plus que l’année précédente. "Les entreprises ont fait face à une baisse d’activité sur le deuxième trimestre, entraînant des recrutements en berne lors du déconfinement, souligne l’étude de l’Auran. Une grande partie d’entre elles ont réorganisé leurs activités sur les effectifs existants ou ont repoussé leurs projets, compte tenu du manque de visibilité sur la reprise". Conséquence, au deuxième trimestre, les offres diffusées à Pôle emploi et les déclarations préalables à l’embauche sont deux fois moins nombreuses qu’habituellement.

"Une économie sous perfusion"

L’étude revient également sur les aides de l’État à destination des entreprises, destinées à amortir le choc de la crise du Covid. Ainsi fin juin, en Loire-Atlantique, près de 147 millions d’heures en chômage partiel ont été autorisées (soit 43 % des heures autorisées en Pays de Loire). Entre avril et octobre, 1,8 milliard d’euros de prêts garantis par l’État avaient été octroyés par les établissements bancaires en Loire-Atlantique. Ce sont en premier lieu les commerces qui en ont été bénéficiaires. Enfin, d’avril à octobre toujours, 113 millions d’euros du fonds de solidarité déployé par l’État et la Région ont été accordés à 34 700 entreprises de Loire-Atlantique, dont 57 % d’entrepreneurs individuels.

L’Auran observe que "les mesures massives de soutien à l’activité et l’emploi placent l’économie sous perfusion, comme en témoigne la baisse des défaillances alors même que l’activité est complètement perturbée, voire en pause pour les secteurs les plus touchés." Les redressements et les liquidations enregistrées au tribunal de commerce de Nantes diminuent : -48 % de redressements entre janvier et septembre, -29 % de liquidations sur la même période.

Mais la note conclut : « Fragilisée, à peine relancée, l’économie est certes plus préparée qu’au printemps, mais aussi de nouveau plongée dans de vastes incertitudes quant à la tournure que prendront ces prochains mois. »

A Angers, l'agence Pôle Emploi de la Roseraie, sera un des acteurs du nouveau dispositif des emplois francs.
Au deuxième trimestre, 5 200 emplois ont été détruits dans le privé sur la métropole nantaise. — Photo : Olivier Hamard JDE

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