Vendée

Commerce

La haute couture végétale taille le succès de la Pépinière Ripaud

Par Jéromine Doux, le 18 février 2020

La pépinière vendéenne, qui travaille essentiellement avec des pépiniéristes et des paysagistes, est spécialisée dans l'art topiaire, une pratique qui consiste à tailler des arbres et arbustes et à leur donner des formes géométriques, d’animaux ou de personnages. Ses pièces, qui peuvent coûter jusqu'à 15 000 €, ornent les plus beaux palaces français et les lieux les plus prestigieux. 

Benoit et Damien Ripaud dirigent l'entreprise fondée par leur père.
Benoit et Damien Ripaud dirigent l'entreprise fondée par leur père. — Photo : Adrien Borga Le Journal des entreprises

Une tour Eiffel dans l’un des salons du Ritz à Paris, la décoration du labyrinthe d’Alice aux Pays des Merveilles à Disneyland ou encore la végétalisation de l’Hôtel de Crillon, place de la Concorde… Voilà quelques-unes des réalisations qui s’affichent au palmarès de la Pépinière Ripaud. L’entreprise vendéenne, qui travaille essentiellement avec des pépiniéristes et des paysagistes, voit ses créations s’installer dans les établissements les plus connus et les plus luxueux de France.

Des pièces qui peuvent aller jusqu’à 15 000 €

Cela fait plus de 30 ans que l’entreprise vendéenne, basée à Cheffois, est spécialisée dans l’art topiaire. Une pratique qui consiste à tailler des arbres et arbustes et à leur donner des formes géométriques, d’animaux ou de personnages. La clientèle est haut de gamme et les prix peuvent rapidement s’envoler. « Au sein de la pépinière, nous proposons des pièces qui peuvent aller jusqu’à 15 000 € », précise Benoît Ripaud, dirigeant associé avec son frère Damien. Tous deux ont repris l’affaire de leur père et devraient réaliser 7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, dont 600 000 € grâce à la haute couture végétale. Ils emploient 50 salariés et sont devenus leaders de l’art topiaire en France. Même si la concurrence dans ce domaine reste faible.

Continuer à monter en gamme

« L’idée est de continuer à monter en gamme, estime Benoît Ripaud. On ne doit pas avoir peur d’augmenter la qualité, et les prix, pour séduire une clientèle toujours plus exigeante. » Car la tendance est au luxe. Et la demande croissante. « Nous enregistrons une augmentation de nos ventes d’environ 10 % chaque année dans l’art topiaire », assure le codirigeant qui table sur une croissance globale de 7 % en 2019 et peut compter sur sa notoriété pour décrocher de nouveaux contrats.

Mais pas évident pour Benoît et Damien Ripaud d’avoir la « fibre » luxueuse. « Nous sommes des agriculteurs, poursuit le chef d’entreprise. À la base, on ne pense pas luxe. » Son père, Joseph Ripaud, a commencé son activité le plus simplement du monde comme maraîcher, aux côtés de son épouse et de leurs neuf enfants. En 1955, alors qu’il n’avait que 22 ans, il cultivait un petit lopin de terre, donné par sa tante et livrait des bottes de radis à la cantine de l’usine Fleury Michon, située dans une commune voisine. Lorsqu’il avait un peu de temps, il partait chez les particuliers pour tailler leurs haies. Voilà ses débuts dans l’art topiaire. « Il a commencé seul et s’est inspiré de ce qui se faisait dans les jardins ou chez les pépiniéristes qu’il visitait », raconte Benoît Ripaud, le numéro 5 de la fratrie qui fait perdurer 65 ans d’histoire entrepreneuriale familiale.

Et c’est bien cela le plus important pour les Ripaud. « Nous n’avons pas d’objectifs chiffrés, assure le codirigeant. L’idée pour nous n’est pas de grossir indéfiniment mais de continuer à prendre du plaisir dans notre métier, le tout dans un esprit familial. » Cela semble d’ailleurs fonctionner. Sa fille de 30 ans, vient à son tour d’intégrer la pépinière.

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