Vendée

Industrie

Hoffmann Green Cement Technologies veut lever 55 millions d'euros en Bourse

Par Jéromine Doux, le 18 septembre 2019

Le cimentier Hoffmann Green Cement Technologies vient d’obtenir son visa de la part de l’Autorité des Marchés Financiers, lui permettant d’entrer en Bourse sur le marché Euronext Growth Paris. Il s’agit de la seconde étape depuis l’annonce, le 17 septembre, de son lancement en bourse. Le cimentier veut faire passer sa production de 50 000 tonnes actuellement, à 550 000 tonnes d’ici 2024 et lever 55 millions en bourse pour financer son développement. 

Julien Blanchard, président d'HGCT, espère produire entre 300 000 et 500 000 tonnes de ciment bas carbone par an dans son usine de Bournezeau, en Vendée.
Julien Blanchard, président d'HGCT, espère produire entre 300 000 et 500 000 tonnes de ciment bas carbone par an dans son usine de Bournezeau, en Vendée. — Photo : Jéromine Doux

Hoffmann Green Cement Technologies (HGCT), spécialisé dans le ciment bas carbone à Bournezeau en Vendée, a pour ambition d’accélérer son développement et de devenir le leader du ciment décarboné en France. Il veut porter sa capacité de production de 50 000 à 550 000 tonnes de ciment par an d’ici 2024 et réaliser un chiffre d’affaires d’environ 120 M€, soit 3 % de parts de marché en France. Pour ce faire, le cimentier à l’origine d’un produit moins polluant, a déjà fait une première levée de fonds de 10 millions d’euros puis une seconde de 15 millions. Aujourd’hui, HGCT (13 salariés) veut aller encore plus loin en s’introduisant en Bourse.

La société vendéenne vient de franchir la seconde étape de cette introduction sur le marché Euronext Growth Paris, mardi 1er octobre, en obtenant un visa de la part de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Le 17 septembre, Hoffmann Green Cement Technologies annonçait le lancement de son introduction en bourse grâce à l’approbation de son document d’enregistrement par l'AMF. 

Lever 55 millions d'euros

Une période de souscription s’ouvre désormais jusqu’au 16 octobre afin de permettre à des acteurs privés de prendre des parts au capital du cimentier. Hoffmann Green Cement Technologies devrait ensuite être coté en bourse à partir du 21 octobre. Le prix de l’action oscille entre 15,66 € et 19,14 € et le montant de l’offre est fixé à 55 millions d’euros mais il pourra être porté jusqu’à 72,7 millions d’euros. « Nous voulons aller vite pour répondre à la demande de nos clients, nous avons 150 000 tonnes de ciment commandées, et nous souhaitons conserver notre avance technologique », éclaire Julien Blanchard, président de Hoffmann Green Cement Technologies, qui a choisi l’introduction en bourse « pour donner de la visibilité à la société. » 

« Nous pouvons initier un véritable changement dans le secteur de la construction »

Pour le co-fondateur de la PME vendéenne, « les technologies mises au point nous permettent aujourd’hui de produire des ciments dont l’empreinte carbone est réduite de façon très significative par rapport au ciment traditionnel. Les fonds levés à l’occasion de cette introduction en Bourse nous permettront d’accélérer notre déploiement industriel et commercial sur nos trois marchés cibles et d’investir en R & D. Notre carnet de commandes est déjà significatif et je suis convaincu que nous pouvons initier un véritable changement dans le secteur de la construction. »

Deux nouveaux sites de production

Pour cela, HGCT déploie une stratégie qui repose sur trois axes. Tout d’abord, sur le plan industriel, la société veut construire deux nouveaux sites de production, l’un à Bournezeau et l’autre en Ile-de-France, afin d’augmenter rapidement ses capacités de production et de mettre en œuvre un maillage progressif du territoire. Leur mise en service est respectivement prévue pour le second semestre 2022 et le premier semestre 2023. Ces deux nouveaux sites auront une capacité de production de 250 000 tonnes de ciment, par an, chacun et représentent un investissement de 45 millions d’euros. Un budget qui a vocation à être couvert par l’introduction en Bourse de la société.

Se développer en France puis à l'international

En parallèle, l’entreprise vendéenne souhaite se développer en France, à court terme, sur trois marchés cibles : le béton préfabriqué, le béton prêt à l’emploi et les sacs de ciment. À moyen et long terme, l’objectif est de s’implanter à l’international grâce à la mise en place d’accords de licence liés au domaine de la construction. La société veut privilégier les zones géographiques permettant de dupliquer le modèle développé en France qui présentent un écosystème favorable, une réglementation environnementale forte et un secteur de la construction dynamique. Enfin, le dernier volet de la stratégie d’HGCT repose sur l’innovation. Le cimentier veut développer de nouvelles technologies dans le domaine des ciments afin de permettre le maintien de barrières à l’entrée et de conserver un temps d’avance technologique.

Le développement de la société est soutenu notamment par des acteurs du secteur du bâtiment, avec lesquels la société a mis en place des contrats de collaboration. Parmi eux : Bouygues Construction, Eiffage, Terreal, Saint-Gobain ou le Groupe Chavigny mais aussi de nombreuses entreprises vendéennes telles que le Groupe Briand, Edycem (Groupe Herige), LG Béton ou Soriba. « Le fait que ces grands acteurs de la construction nous rejoignent, c’est une marque de confiance. Cela nous apporte beaucoup de crédibilité et nous fait gagner du temps », se réjouit Julien Blanchard.

Julien Blanchard, président d'HGCT, espère produire entre 300 000 et 500 000 tonnes de ciment bas carbone par an dans son usine de Bournezeau, en Vendée.
Julien Blanchard, président d'HGCT, espère produire entre 300 000 et 500 000 tonnes de ciment bas carbone par an dans son usine de Bournezeau, en Vendée. — Photo : Jéromine Doux

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