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Fincantieri voudrait la majorité de STX France

Par La rédaction, le 13 février 2017

L’Italien qui doit racheter d’ici la fin du mois les deux tiers du capital de STX France aurait décliné la réunion prévue à Bercy vendredi. Fincantieri refuserait de se plier aux volontés du gouvernement qui souhaite que l’italien reste minoritaire au capital. C’est ce que révèle le site d’information Mer et Marine.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Fincantieri avait prévu de venir à Saint-Nazaire, cette semaine, rencontrer les syndicats. Mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, ces derniers n’ont toujours pas de nouvelles du constructeur italien. Fincantieri, détenu à 72% par le gouvernement italien, avait déjà, vendredi, refusé de se rendre à une réunion prévue au ministère de l'Economie, à Bercy. La raison de ce silence ? L’industriel italien voudrait rester majoritaire au capital et il serait " dit-on à Paris, catégorique sur ce point, qu'il considère manifestement comme non négociable", d’après le site Mer et Marine.

Christophe Sirugue avait convié à cette réunion l’état-major de Fincantieri ainsi que DCNS qui avait déjà indiqué son intention de rentrer au capital. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie avait aussi invité Royal Caribbean Cruises Limited ainsi que MSC Croisières. Il espérait faire monter les croisiéristes au capital et convaincre l’Italien de rester minoritaire. C’est en tout cas ce que lui avait soufflé le sénateur de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard lors de sa visite sur les chantiers de Saint-Nazaire, il y a un mois. « Les dirigeants de Fincantieri seraient en partie les patrons mais ils ne décideraient pas de tout. Il y aurait une puissance publique à travers l’Etat et DCNS et, de l’autre côté, il peut très bien y avoir les armateurs MSC Croisières et Royal Caribbean Cruise Line et Fincantieri », confiait alors Yannick Vaugrenard.

Une vente avant avril ?

C’est aussi ce qu’avait à l’époque laissé entendre Christophe Sirugue. « Il est clair que notre projet, celui dont nous discutons actuellement, n’est pas une hypothèse où Fincantieri serait majoritaire à lui tout seul. Nous regardons quelles sont les possibilités en termes de pacte d’actionnariat avec Fincantieri et peut-être avec d’autres », avait alors indiqué le secrétaire d’Etat à l’Industrie.

Dans ce dossier, l’Etat détient 33,3% du capital et une minorité de blocage. C’est donc lui qui aura le dernier mot. Sauf qu’il n’est plus en position de force pour très longtemps. La vente des chantiers devrait normalement se conclure en avril, soit quelques jours avant les élections présidentielles.  

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