Loire-Atlantique

Naval

Fincantieri prend finalement le contrôle de STX France

Par Amandine Dubiez, le 27 septembre 2017

Le constructeur naval italien Fincantieri obtient 50% du capital et la majorité des droits de vente de STX France. Grâce à un subtile montage financier, l’Etat français se garde le droit de récupérer la main si besoin sur les chantiers navals de Saint-Nazaire. Salariés et sous-traitants vont aussi pouvoir faire une discrète entrée au capital.

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

La France a cédé, en partie. C’est bien l’italien Fincantieri qui reprend le gouvernail des chantiers navals de Saint-Nazaire. Après des semaines de discussions tendues, Paris et Rome se sont mis d’accord. Comme il l'exigeait, le groupe industriel Fincantieri, seul candidat à la reprise de STX France, obtient 50% du capital et la majorité des droits de vote. Ou presque.

Un accord pour 12 ans

Le constructeur naval détenu majoritairement par l’Etat italien obtient précisément 50+1% du capital, a annoncé le président de la République Emmanuel Macron lors d'un sommet franco-italien le 27 septembre. Grâce à un montage financier, l'Etat français "prête" en effet à son voisin 1% des parts, qu’il s’autorise à reprendre en fonction des circonstances. Lui conserve 34,4% du capital des chantiers navals et son droit de veto. L’accord, établi sur 12 ans, prévoit des rendez-vous réguliers entre Français et Italiens au cours de cette période, selon une information du Monde. Toujours selon le journal, la direction du nouveau groupe sera composée de huit membres, dont quatre Italiens. Le président et le directeur général des chantiers navals seront Italiens. 

La petite part des syndicats et sous-traitants

Comme prévu dès le départ, Naval Group (ex-DCNS) entre au capital de STX France, à hauteur de 10%. Une collaboration pourrait d'ailleurs se mettre en place entre la France et l'Italie pour répondre à des appels d’offres sur des contrats militaires. La nouveauté, c’est l’entrée au capital des salariés de STX France à hauteur de 2% ainsi que des entreprises sous-traitantes. Leur part est faible (3,66 %) mais loin d’être anecdotique. Ils avaient manifesté leur envie d’avoir leur place autour de la table afin d’être tenu informé des décisions prises pour les chantiers navals qui emploient 2.600 salariés et font travailler 5.000 personnes dans la région nazairienne.

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

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