Financez votre publicité avec vos invendus

Par la rédaction, le 04 novembre 2011

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises





Financer sa campagne média auprès du grand public grâce à son stock d'invendus, C'est possible grâce au «barter», un concept venu tout droit des États-Unis.

Encore méconnue, cette pratique est simple: vos invendus sont repris par un prestataire qui en devient propriétaire et peut en assurer la commercialisation. Pour effectuer sa reprise, il ne vous rétribue pas en cash, mais vous octroie un «crédit média» qui vous permet de passer des publicités sur des supports avec lesquels il a noué des accords.




Ticket d'entrée de 100.000 euros

«Pour un euro de stock acheté, nous octroyons un équivalent de deux à quatre euros d'espace publicitaire. Il ne s'agit bien évidemment pas de vente à perte mais d'un système de compensation. Pour nos clients dont le montant du budget publicitaire était jusque-là relativement faible, la donne change puisque désormais les invendus financent une partie de la campagne publicitaire», explique Boris Gimond, responsable marketing et développement chez MBB, une société spécialisée dans cette pratique. Chez MBB, le ticket d'entrée se situe aux alentours de 100.000euros de stocks, contre lesquels l'entreprise cliente obtient alors une ligne de crédit média s'étalant sur trois ans. «Attention cependant: le barter est généralement un moyen de financement partiel, qui permet de financer 20% des investissements par le stock. Reste ensuite à la société cliente de régler le solde en cash», poursuit Boris Gimond. Cependant, il existe également des formules de «full exchange», comprenez que le financement total de l'investissement média est alors réalisé grâce au stock.




Seul le grand public est ciblé

Seul impératif pour l'entreprise désireuse de s'essayer au Barter, outre le fait d'avoir du stock en réserve, il lui faut vouloir communiquer uniquement auprès du grand public car les médias strictement professionnels ne sont pas ciblés. Mais, au juste, sur qui s'appuie ensuite le spécialiste du barter pour écouler les invendus? «En tant qu'intermédiaire, nous travaillons avec des sites d'e-commerce mais aussi avec des partenaires à l'étranger ou bien encore des soldeurs français», note Boris Gimond.

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.

Poursuivez votre lecture