Loire-Atlantique

Conseil

En plein boom, la start-up Orinox s'offre un nouveau siège à Châteaubriant

Par Florent Godard, le 04 avril 2014

Bureau d'études spécialisé dans les installations industrielles, Orinox va recruter une quarantaine de salariés d'ici trois ans. En plein essor, elle vient d'investir 1,4 million d'euros dans un nouveau siège social à Châteaubriant.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

À Châteaubriant, le nouveau siège d'Orinox (1.000 m²) a des allures de start-up américaine. La jeune société d'ingénierie spécialisée dans la conception d'installations industrielles y a, en effet, installé un large espace de détente de 350 m², composé d'une cafétéria et d'une salle de sport à disposition de ses salariés. Cet investissement de 1,4 million d'euros part d'une envie de son jeune dirigeant, Maxime Fourreau (33 ans), d'offrir un espace pour s'épanouir... Mais aussi pour respirer un peu. Créée en 2008, sa PME connaît, en effet, un véritable boom : sept salariés en 2009, 25 en 2011, 40 fin 2012... Encore dans les cartons, il enchaîne même déjà sur une nouvelle campagne de recrutement : pas moins de 26 embauches sont attendues d'ici à trois ans à Châteaubriant, pour un total d'une quarantaine à l'échelle du groupe. Orinox recherche des profils de BTS conception de produits industriels ou réalisation d'ouvrages chaudronnées, des ingénieurs mécanique, etc. Des investissements immobiliers et humains qui lui ont valu de nombreux soutiens : plus de 400 000 euros via la prime d'aménagement du territoire, des aides du conseil général et de la Région.

Des plates-formes pétrolières aux EPR...

Présente à Paris, Lyon, le groupe Orinox grossit aussi à l'international, où il a créé deux filiales en 2013, en Malaisie (Kuala Lumpur) et aux États-Unis (Houston). « Il s'agit de relais pour démarcher des prospects sur le segment Oil & Gas, mais aussi d'accompagner nos clients français, comme Total, EDF, Veolia, Technip ou Boccard », explique son dirigeant, qui revendique un statut de généraliste. Orinox travaille aussi bien sur des centrales thermiques, des installations nucléaires comme l'EPR, ou des plates-formes pétrolières. La réussite de la jeune PME s'explique cependant moins par ses références que par sa méthode. Comprendre : la conception assistée par ordinateur (CAO), d'installations industrielles, via des plans 3D. Tâche qu'Orinox réalise sous un logiciel très spécifique, baptisé AVEVA PDMS, utilisé par les grandes entreprises.

En rang 1 et 2 pour Total

« Ce logiciel et notre méthodologie d'étude permettent d'optimiser les phases d'ingénierie des projets, notamment de gérer des quantités énormes de données et de les traiter plus rapidement et de manière plus pertinente, vulgarise Maxime Fourreau. Les grands comptes nous sollicitent. Total nous a ainsi demandé de rédiger un cahier de préconisations d'utilisation de ces outils et méthodes à destination des constructeurs et ingénieries pour qui on travaillait aussi en parallèle. Ce qui fait qu'on se retrouvait à la fois en rang 1 et 2 avec lui ». Cette différenciation constitue aujourd'hui son principal atout : « Contrairement à nos concurrents, on est expert de l'outil CA0 et généraliste en termes de secteurs d'activités, quand les autres utilisent diverses applications sur des secteurs spécialisés », résume le dirigeant castelbriantais.

« Autodidacte, geek et entrepreneur »

Se décrivant avec un brin d'ironie comme un « geek », Maxime Fourreau a connu une trajectoire d'autodidacte. Après avoir raté deux fois son Bac S, il part travailler trois ans en intérim comme soudeur-tuyauteur sur des chantiers aux quatre coins de la France. Avant de reprendre une formation de technicien d'étude en chaudronnerie et tuyauterie industrielle à l'Afpa, Il intègre alors Boccard à Montauban de Bretagne, concepteur et constructeur d'infrastructures industrielles, comme dessinateur-projeteur. Il y accompagnera le développement du bureau d'étude. Avant de voler de ses propres ailes.

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