Nantes

Numérique

Edumoov crée une nouvelle appli pour des apprentissages individualisés

Par Cyril Raineau, le 19 novembre 2020

La start-up nantaise Edumoov (11 salariés) travaille sur une nouvelle application à destination des enseignants et d’élèves du primaire, générant des exercices aux contours ludiques. Le bouclage d’une levée de fonds de 500 000 euros permet tous les espoirs.

Gwenolé Stéphant, cofondateur d'Edumoov : " Nous avons constaté huit fois plus de connexions pendant le premier confinement qu’en temps normal."
Gwenolé Stéphant, cofondateur d'Edumoov : " Nous avons constaté huit fois plus de connexions pendant le premier confinement qu’en temps normal." — Photo : Edumoov

Imaginer et créer de la ressource pédagogique utilisable sur le numérique par les enseignants, les élèves de primaire et les familles. Tel est le nouvel enjeu de la start-up nantaise Edumoov (11 salariés, CA non communiqué). Lequel porte un nom : Kidiquest.

Cette application éducative se veut novatrice. « Notre pari est de travailler sur un outil qui génère des milliers d’exercices, catégorisant le contenu très finement pour qu’ensuite l’intelligence artificielle conseille l’enseignant ou guide l’élève pour obtenir un parcours individualisé », résume le président Gwenolé Stéphant, co-fondateur de la start-up avec son épouse Charlotte. Kidiquest veut ainsi être un jeu éducatif où l’utilisateur progresse en réussissant des exercices créés automatiquement par l’application. Ou comment se démarquer des exercices classiques que professeurs des écoles et familles retrouvent dans les cahiers des grands éditeurs (Hachette, Nathan…).

Edumoov fait travailler ses neurones et ses machines pour que l’application soit disponible à la rentrée 2021. Kidiquest sera gratuite pour les enseignants, facturée aux familles moyennant « quelques euros par mois. » Si Gwenolé Stéphant conçoit qu’il est difficile d’évaluer si tôt les chances de succès, il espère qu’un an après le lancement, 10 000 familles l’utiliseront (la France compte un peu moins de 7 millions d’élèves en primaire).

Une levée de fonds indispensable

Le développement de l’application est permis par la première levée de fonds de 500 000 euros de la start-up. Elle a été bouclée avec succès auprès de Pays de La Loire Participations (le fonds de co-investissement de la Région des Pays de la Loire) et du réseau Abab. Un soutien indispensable : « Nous sommes à l’équilibre depuis le début, mais quasiment sans investir, remarque Gwenolé Stéphant. Et nous avions besoin de recruter pour nous développer ».
Des débuts qui remontent à 2014, lorsque le couple d’enseignants fonde la start-up dédiée à la création d’outils numériques et de publications pédagogiques. Aujourd’hui toujours détenteurs « en très grande majorité du capital », ils ont été rejoints à la direction par Mathieu Le Meur et William Pain.

Entre-temps, Edumoov a développé plusieurs outils digitaux visant à simplifier le métier de professeur des écoles, soit « tout ce qui pouvait leur faire gagner du temps dans la vie de leur classe telles que la gestion des élèves, l’évaluation, la préparation en classe, etc. ». Outre des outils gratuits, la start-up a lancé des applications payantes dont la plus utilisée est Educartable, une solution de communication entre les écoles et la famille. Ces dernières y retrouvent les devoirs à faire à la maison, les messages de l’école, les livrets d’évaluation… Côté enseignants, « il s’agit davantage d’un outil de gestion qui leur permet de communiquer avec plusieurs familles en même temps ». Educartable a connu « une croissance de 300 % depuis un an et a été boostée pendant le confinement car elle correspond aux besoins du moment », note Gwenolé Stéphant.

Plus globalement, « nous avons constaté huit fois plus de connexions pendant ce premier confinement qu’en temps normal, avec des pics allant jusqu’à 3 000 requêtes par seconde. Pas loin de 400 000 enseignants sont inscrits sur notre site et entre 50 000 et 60 000 utilisent des applications payantes. »

Gwenolé Stéphant, cofondateur d'Edumoov : " Nous avons constaté huit fois plus de connexions pendant le premier confinement qu’en temps normal."
Gwenolé Stéphant, cofondateur d'Edumoov : " Nous avons constaté huit fois plus de connexions pendant le premier confinement qu’en temps normal." — Photo : Edumoov

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