Vendée

Immobilier

Duret Immobilier mise sur le zéro déchet

Par Jéromine Doux, le 21 novembre 2019

Le promoteur immobilier vendéen a fait mouche au salon végétal Les Floralies, à Nantes : il a imaginé une maison qui réutilise ses déchets pour créer de la valeur. Mettre l’environnement au cœur de ses projets, c’est désormais le chemin que veut prendre Duret Immobilier. Pour espérer se démarquer de la concurrence et continuer à se développer.

Alain Duret, à la tête de Duret Immobilier, mise sur l'environnement pour se développer.
Alain Duret, à la tête de Duret Immobilier, mise sur l'environnement pour se développer. — Photo : Jéromine Doux - JDE

Au beau milieu du parc des expositions de la Beaujoire, à Nantes, une jungle de végétaux et de fleurs s’épanouit pour la douzième édition des Floralies. Sur son stand, le promoteur vendéen Duret Immobilier (65 salariés, 50 M€ de CA) a rivalisé d’imagination pour en mettre plein la vue des visiteurs, mais aussi et surtout des collectivités. Sur 400 m², on découvre la maison du futur où rien ne se jette, tout se transforme. Le marc de café permet de faire pousser des pleurotes, la chaleur de la maison est récupérée pour produire de la spiruline, une ruche habille le jardin et le plastique des vieux stylos est réutilisé pour fabriquer des casques.

Nouvelle façon de penser le bâtiment

Mettre l’environnement au cœur de son développement, c’est le chemin que veut prendre le groupe Duret Immobilier, qui construit des logements en Vendée et en Loire-Atlantique. « Avec cette réalisation, nous voulons montrer ce que l’on sait faire aux collectivités qui réfléchissent à des aménagements de quartier », déclare Alain Duret, le président.

Car il y a de gros changements dans l’approche du bâtiment. « Nous avons changé de monde, confirme Philippe Zivkovic, vice-président de la fédération des promoteurs immobiliers. Depuis 5-6 ans, les promoteurs attachent une grande importance à l’environnement. Ce ne sont plus seulement des acteurs qui interviennent pour construire un logement. Ils cherchent à s’intégrer, à nouer des relations avec les acquéreurs et à avoir l’empreinte carbone la plus faible possible. »

L'exemple de la résidence Les Prairies d'Eden

Pour Alain Duret, qui illustre cette tendance sur le terrain avec la résidence Les Prairies d’Eden, à La Roche-sur-Yon, il s’agit de faire en sorte que ce soit « rentable pour l’environnement et que les futurs habitants se projettent ». Ici, le chantier est « zéro déchet ». Le promoteur a supprimé les bennes tout-venant pour inciter chaque intervenant à recycler ses ordures. Il cherche également à donner une seconde vie aux déchets en broyant, par exemple, les chutes de briques pour en faire du paillage et protéger les sols. Une première pour le groupe Duret qui en fait un argument de vente.

Dans cette résidence de 235 logements, le promoteur veut également créer du lien entre les habitants. Dès le début du projet, le promoteur a donc réuni les futurs habitants, afin de penser, avec eux, le projet immobilier. « Ils ont ensuite créé un collectif et communiquent grâce à une application », poursuit le président, qui espère ainsi éviter les éventuels recours et se différencier de la concurrence.

15 % de croissance par an

Grâce à cela, le groupe Duret veut poursuivre sa croissance, d’environ 15 % par an. « En cinq ans, nous avons recruté 25 personnes », se réjouit Alain Duret. Et le promoteur immobilier a déjà de nouveaux projets. Il réfléchit à un programme immobilier sur cinq hectares en Vendée avec, pourquoi pas, un pôle médical ou une école.

Alain Duret, à la tête de Duret Immobilier, mise sur l'environnement pour se développer.
Alain Duret, à la tête de Duret Immobilier, mise sur l'environnement pour se développer. — Photo : Jéromine Doux - JDE

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