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Dronelis se rêve en leader des opérateurs de drones civils

Par Amandine Dubiez, le 11 avril 2017

La start-up nantaise dans laquelle investit Charles Beigbeder se développe à Lyon et Bordeaux. Dronelis vient de signer un partenariat avec le groupe angevin Larivière. Objectif : être dans le top 3 des opérateurs de drones civils d’ici à 3 ans.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

L’été qui approche, c’est la période de rush qui s’annonce pour Dronelis. L’opérateur de drones nantais sait que les chaines de télévision telles que TF1, France 2, BFMTV ou encore les boîtes de production vont l’appeler pour lui commander des belles images réalisées par drone. C’est comme ça que la société créée par Guillaume Richard s’est fait connaitre il y a trois ans. Depuis un an, la start-up s’est lancée sur d’autres secteurs d’activités comme le bâtiment et l’analyse des traits de côte. Un virage stratégique rendu possible grâce à l’investissement de Charles Beigbeder. L’entrepreneur était monté au capital de l’opérateur de drones civils en juillet dernier à hauteur de 20%. Il est en train de doubler sa mise pour accompagner la croissance de l’entreprise nantaise. Objectif : être dans le top 3 des opérateurs de drones d’ici à trois ans.

Un partenariat avec le groupe Larivière

Pour cela, la start-up qui réalise 40% de son CA avec l’audiovisuel, mise sur le BTP. Elle vient de signer un contrat avec le groupe angevin Larivière, distributeur national spécialiste des matériaux pour la toiture. La marque Dronelis est désormais distribuée dans ses 30 agences du grand ouest, et bientôt en Aquitaine. Quelques semaines seulement après le début du partenariat, l’activité représente entre 10 et 15% du chiffre d’affaires de Dronelis. Pour les couvreurs, les drones s’avèrent très utiles pour analyser l’état d’une toiture ou même pulvériser de l’antimoussant. À l’avenir, Dronelis aimerait multiplier ce genre de partenariats avec des acteurs du négoce ou du BTP. Ses drones intéressent notamment des promoteurs, comme Réalités, qui veulent surveiller l’état d’avancement des travaux ou réaliser des time-lapse.

Traits de côte et nids de goélands

Parallèlement, l’entreprise qui emploie huit salariés dont quatre pilotes, se lance sur d’autres applications métiers, au service des collectivités. Le drone s’avère par exemple très efficace pour analyser les traits de côte. Ainsi, à Olonne-sur-Mer, l’opérateur a cartographié, avec l’aide d’un géomètre, une partie de la côte en train de s’effriter. Il est capable, au centimètre près, de diagnostiquer le territoire et l’effritement du terrain. La start up nantaise a identifié un autre secteur porteur : le traitement des nids de goélands, la plaie des villes en bord de mer qui doivent constamment nettoyer les toitures. Au Croisic et à La Turballe, Dronelis identifie et traite, grâce à un système intégré de pulvérisation, les nids de goélands.

Elle ouvre son centre de formation

À l’équilibre depuis février, plus vite que prévu, Dronelis vient d’ouvrir un bureau à Lyon avec deux personnes, qui devrait bientôt s’agrandir. La société de services compte aussi recruter à Bordeaux à la rentrée, où la demande de services s’avère forte. Objectif : faire partie du top 3 des opérateurs civils de drone au niveau national d’ici à trois ans.

Pour accompagner sa croissance, Dronelis a créé sa propre école de formation de pilote. Elle forme déjà régulièrement des architectes, journalistes, agriculteurs pour qui les drones s’avèrent un outil de travail mais aussi des salariés de tous les milieux en recherche d’un changement de carrière. La start up nantaise compte ainsi former une trentaine de pilotes sur qui elle pourrait compter en période de rush.

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