Nantes

Ressources humaines

Dimbali accompagne le recrutement de personnes étrangères

Par David Pouilloux, le 02 décembre 2022

Le cabinet nantais Dimbali propose aux entreprises de recruter des personnes étrangères. Son activité à fort impact social et sociétal peut être une solution pour leur démarche RSE. Un autre volet de son activité concerne la sensibilisation à la migration. 

Clément Guérin, fondateur du cabinet de recrutement Dimbali, spécialisé dans la mise en relation des entreprises avec des travailleurs étrangers.
Clément Guérin, fondateur du cabinet de recrutement Dimbali, spécialisé dans la mise en relation des entreprises avec des travailleurs étrangers. — Photo : David Pouilloux

Le créateur

Clément Guérin porte ce projet de cabinet de recrutement depuis près d’un an. Consultant chez Prévia, un cabinet de conseil dans le domaine de la santé au travail pendant cinq ans après un parcours dans la formation professionnelle, il a remis à plat son projet professionnel pendant le confinement de 2020. "J’ai fait un bilan de compétences et passé un master en management, explique-t-il. J’ai découvert rapidement l’envie de créer mon entreprise et de porter un projet interculturel. Ma grand-mère est d’origine espagnole et ma femme est sénégalaise. La thématique de la migration fait partie de mon histoire personnelle. Porter un projet sur cette thématique m’offrait la possibilité d’avoir un impact local et social." Il se rapproche de l’association Singa Nantes qui, au sein de son incubateur, accompagne notamment des migrants vers la création d'entreprise. "J’ai été accompagné durant six mois, jusqu’en mai 2022. Depuis le 1er septembre, je consacre 100 % de mon temps à ma société Dimbali", décrit l'entrepreneur.

Le concept

Dimbali est un cabinet de recrutement qui met en relation des personnes étrangères avec des entreprises. "En France, il y a beaucoup de personnes étrangères qui sont loin de l’emploi, argumente-t-il. Le taux de chômage des immigrés est de l’ordre de 20 %. Ils ont du talent, sont formés, mais il y a des freins à l’emploi : la barrière de la langue, la mobilité, le logement, les problèmes administratifs et les codes du monde du travail en France." Il ajoute : "L’accompagnement social est très bien mené par de nombreuses associations. Mon travail consiste en fait à accélérer le processus de recherche d’emploi des personnes qui ont déjà une assez bonne maîtrise de la langue française, nécessaire pour être autonome et dialoguer avec ses collègues." La personne doit également être en situation régulière et avoir une autorisation de travail. Cela peut concerner des personnes réfugiées, des personnes qui bénéficient de la protection internationale, ainsi que les demandeurs d’asile dont la demande est supérieure à six mois, ainsi que des personnes étrangères mariées qui retrouvent leur conjoint en France.

Les perspectives

Actuellement, le vivier de CV de Dimbali comporte une cinquantaine de profils. Dans un contexte de très forte tension dans certains métiers (restauration, hôtellerie) et de pénurie dans beaucoup d'autres (industrie, services, numérique, aide à la personne), les perspectives sont immenses, et principalement sur la région nantaise. "Je suis rémunéré au placement par l’entreprise, décrit Clément Guérin. Les besoins existent, et les personnes que j’accompagne ont très envie de travailler, ont une famille et veulent s’intégrer. Pour les entreprises, c’est aussi une réponse à leur démarche RSE, sur la dimension impact social et sociétal."

Au-delà de l’offre de recrutement, Dimbali propose une sensibilisation via des ateliers au sein des entreprises pour faire changer le regard sur la migration, informer sur le droit des étrangers, favoriser le recrutement inclusif et transmettre les bonnes pratiques de communication interculturelle. "De l’entretien d’embauche à la communication sur le terrain, on accompagne l’entreprise, et on lève les appréhensions."

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