Industrie

Cetih investit dans l'intelligence énergétique avec Akajoule

Par Caroline Scribe, le 07 mars 2019

Le groupe industriel Cetih a décidé de franchir un nouveau cap en matière d'intelligence énergétique en déployant un nouveau dispositif dans son usine de Machecoul en Loire-Atlantique. Il a été accompagné dans cette démarche par la coentreprise Atl-En-Tic, incluant le bureau d'études nazairien Akajoule.

Le groupe CETIH a équipé le toit de ses bâtiments à Machecoul de panneaux photovoltaïques pour développer son autoproduction d'électricité.
Le groupe Cetih a équipé le toit de ses bâtiments à Machecoul de panneaux photovoltaïques pour développer son autoproduction d'électricité. — Photo : CETIH

« Nous avons lancé une démarche RSE il y a dix ans mais avions atteint un palier dans la réduction des consommations énergétiques. Un changement de braquet était nécessaire », expose Anaël Le Goff, chargé de projet Énergie chez Cetih (1 300 salariés, 215 M€ de CA).

Pour franchir ce cap en matière d’intelligence énergétique, l’ETI, premier fabricant français de portes d’entrée et spécialiste de l’enveloppe de l’habitat, s’est fait accompagner par Akajoule. Basé à Saint-Nazaire, le bureau d’études (15 salariés, 700 000 € de CA) est spécialisé dans l’ingénierie en efficacité énergétique et énergies renouvelables.

Des capteurs dans l’usine, des panneaux photovoltaïques sur le toit

Cette collaboration a débouché sur un investissement d’environ 150 000 € dans deux outils. Le premier, une solution logicielle en cours de déploiement sur le site de production de portes en bois à Machecoul (Loire-Atlantique), doit permettre de disposer, grâce à des capteurs connectés, d’indicateurs précis pour suivre les consommations énergétiques. « Ces capteurs sans fils représentent une avancée technologique importante. En croisant les données qu’ils remontent avec d’autres informations sur notre activité, nous pouvons définir les actions à mener pour améliorer la performance énergétique », souligne Anaël Le Goff.

Cetih a, par ailleurs, installé sur ses toits des panneaux photovoltaïques, fournis par sa filiale Systovi, pour produire sa propre électricité. « Actuellement, nous produisons 5 % de notre consommation électrique. L’objectif est de porter cette part d'autoproduction jusqu’à 20 ou 30 % à terme », indique Anaël Le Goff.

Atl-En-Tic, une coentreprise spécialisée dans l’énergie 4.0

Si Akajoule a accompagné Cetih dans la phase d’audit énergétique et de conseil sur l’installation des capteurs, ceux-ci ont été fournis par l’entreprise NKE Watteco, installée à Hennebont (Morbihan) et c’est la société rennaise Energiency qui a travaillé sur le logiciel d’intelligence énergétique permettant de suivre et d’anticiper les consommations.

Ces trois entreprises sont associées au sein d’une joint-venture. Baptisée Atl-En-Tic, elle fédère également deux autres start-up : Entech, basée à Quimper (Finistère) et spécialisée dans la production et le stockage de l’électricité, ainsi qu’Enerdigit, opérateur nantais d’effacement de consommation électrique. « Nos cinq entreprises et nos partenaires (Systovi, EDF, Siemens…) constituent un cluster spécialisé en efficacité énergétique. Cela nous permet de proposer à nos clients industriels une chaîne complète de services et de technologies dédiés à l’intelligence énergétique »  rapporte Guillaume Accarion, dirigeant d’Akajoule.

Le groupe CETIH a équipé le toit de ses bâtiments à Machecoul de panneaux photovoltaïques pour développer son autoproduction d'électricité.
Le groupe Cetih a équipé le toit de ses bâtiments à Machecoul de panneaux photovoltaïques pour développer son autoproduction d'électricité. — Photo : CETIH

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