Vendée

Politique

Aux Herbiers, Emmanuel Macron échange sans tabou avec les patrons vendéens

Par Amandine Dubiez, le 15 juin 2018

Une soixantaine de patrons vendéens ont échangé pendant plus de deux heures avec Emmanuel Macron mercredi 13 juin, dans les locaux de l'entreprise de menuiseries K-Line. Un échange "sans tabou" pour parler fiscalité, droits de transmission et difficultés de recrutement.

Emmanuel Macron, mercredi 13 juin, pose avec une trentaine de salariés de K-Line et André Liébot, président du groupe Liébot.
Emmanuel Macron, mercredi 13 juin, pose avec une trentaine de salariés de K-Line et André Liébot, président du groupe Liébot. — Photo : Groupe Liébot

Emmanuel Macron voulait comprendre ce qui explique le dynamisme économique et le si faible taux de chômage (4,3 %) des Herbiers, « ce petit bout de France qui est un bel exemple », comme il l'a qualifié.

« Nous sommes très fiers, très reconnaissants qu’il soit venu nous voir », déclare Jean-Pierre Liébot, directeur communication de K-Line. C’est Véronique Besse, la maire des Herbiers, qui avait lancé l’invitation à Emmanuel Macron au Stade de France, le 24 mai, lors de la finale de la Coupe de France entre l'équipe de foot des Herbiers et le PSG.

Le Président de la République a échangé à huis clos, mercredi 13 juin, au sein des locaux du numéro un français de la fenêtre en aluminium, avec une soixantaine d’entrepreneurs, ainsi que des élus du département et une trentaine de salariés de K-Line, une des filiales du groupe Liébot.

C'est le président du groupe éponyme (550 M€ de CA, 2 800 salariés), André Liébot, qui a ouvert les échanges. « Il a parlé du nombre important d'entreprises familiales dans le département, qui sont selon lui, un des facteurs clé de succès du territoire », rapporte Jean-Pierre Liébot.

« C’était une discussion libre et franche, il n’y avait pas de tabou dans les échanges »

Puis Anne-Sophie Loizeau, présidente des Transports Pressac à Vendrennes, et Gil Briand, président du groupe Briand, aux Herbiers (1 000 salariés, 230M € de CA), ont pris le relais pour parler de leurs difficultés de recrutement de plus en plus prégnantes.

Ils ont aussi abordé les questions de fiscalité, et pointé les problématiques des transmissions d’entreprises familiales soumises à une lourde fiscalité. Hervé Gastinel, président du directoire du ‎Groupe Beneteau, a quant à lui demandé au Président de la République de défendre et encourager la participation et l'intéressement des salariés, qui contribuent à la pérennité des entreprises selon lui.

Le Président ovationné

« C’était une discussion libre et franche, il n’y avait pas de tabou dans les échanges », raconte Jean-Pierre Liébot. « Il nous a surpris par sa simplicité et sa convivialité », poursuit-il. Emmanuel Macron a terminé la soirée en échangeant avec quelques-uns des 30 salariés de K-Line qui étaient aussi invités. Puis il est reparti, ovationné par des entrepreneurs conquis. 

Emmanuel Macron, mercredi 13 juin, pose avec une trentaine de salariés de K-Line et André Liébot, président du groupe Liébot.
Emmanuel Macron, mercredi 13 juin, pose avec une trentaine de salariés de K-Line et André Liébot, président du groupe Liébot. — Photo : Groupe Liébot

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