Loire-Atlantique

Aéronautique

Airbus se dote d'un parc à déchets deux fois plus grand

Par Amandine Dubiez, le 26 janvier 2018

Le but est d'accompagner la montée en cadence du site nantais d'Airbus qui produit 700 caissons centraux d’avions par an. Suez et Airbus ont investi 2 millions d’euros pour doubler le volume du parc à déchets du site nantais.

les équipes Suez sur le site d'Airbus, à Nantes, pour l'inauguration du nouveau parc à déchets de 7 500m². — Photo : Suez

C’est la conséquence directe des montées en cadence d’Airbus. Le site nantais, qui produit les caissons centraux d’avions (700 l’an dernier) mais aussi les entrées d’air des réacteurs et les nez, vient de doubler la surface de son parc à déchets industriels. Il est passé de 3 500 à 7 500 m² de surface. Ce parc, géré par Suez et cofinancé par les deux entreprises à hauteur de 2 millions d’euros, est capable d’avaler 15 000 tonnes de déchets liquides et solides par an. Pour le moment, le site d’Airbus Nantes en produit 9 000 tonnes par an. Son plus gros volume de déchets reste de loin l’aluminium, avec 7 000 tonnes par an. Une fois trié et revalorisé, il est revendu à d’autres filières.

96 % des déchets valorisés

Les autres déchets sont des emballages cartons, papiers ou des effluents, comme des huiles de coupes ou des eaux usées. En tout 96 % des déchets de ce parc industriel sont valorisés. Pour le site nantais d’Airbus, le coût de gestion de ces déchets est estimé à plus de 2 millions d’euros par an. « Chaque tonne représente un coût de 250 euros », explique Christophe Carré, responsable environnement de l'établissement de Nantes. 

100 tonnes de déchets carbone par an

Lui travaille depuis des années sur le recyclage des déchets composites, comme les fibres de carbone qui pour le moment sont enfouies faute d'avoir trouvé une filière de revalorisation. L’usine Airbus de Nantes est le site industriel qui en produit le plus en France : 100 tonnes par an.

Si des solutions existent déjà en Allemagne et Angleterre, Airbus cherche une solution locale. « Une solution est déjà testée, elle pourrait être industrialisée d’ici 3 à 4 ans », estime Christophe Carré. Il travaille constamment avec l'IRT Jules Verne sur cette question de revalorisation de déchets composites. Certains ont déjà été recyclés en kite surf, en couteaux Laguiole ou encore en tablette de siège pour voitures. 

les équipes Suez sur le site d'Airbus, à Nantes, pour l'inauguration du nouveau parc à déchets de 7 500m². — Photo : Suez

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