Nantes

Vin

10-Vins : La Nespresso du vin lève 1,5 million d'euros

Par Caroline Scribe, le 03 juin 2017

Nouveau tour de table pour la start-up nantaise 10-Vins, qui rêve d'être la « Nespresso du vin » et vient de signer un contrat avec le traiteur Dalloyau.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Spécialisée dans la vente de vin en ligne, la société nantaise 10-Vins, créée par Luis Da Silva, Thibaut Jarrousse et Jérôme Pasquet, vient de boucler un nouveau tour de table de 1,5 million d'euros. En moins d'une semaine, elle a atteint et dépassé son objectif de lever 300.000 euros sur la plateforme de crowdfunding nantaise Proximea, filiale de la BPA (Banque Populaire Atlantique). Le solde a ensuite été apporté par des personnes privées, des sociétés d'investissement, dont le nantais Bamboo, et un family office suisse. Les trois dirigeants fondateurs, qui ont déjà levé 2,5 millions d'euros depuis la création de l'entreprise, restent majoritaires au capital. Cette dernière levée de fonds doit permettre à 10-Vins d'accompagner la commercialisation de sa machine à déguster le vin, la D-Vine, qui a pour ambition de devenir « la Nespresso du vin ».

Nouveaux contrats

Employant 18 salariés, 10-Vins a réalisé un chiffre d'affaires de 225.000 euros en 2015. Au 1e r trimestre 2016, l'activité a progressé de 500 %, dopée par la notoriété croissante de la jeune pousse nantaise, élue « meilleure start-up de l'année » lors du CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas en janvier dernier et de sa machine à déguster le vin, dont les mérites ont été vantés par Emmanuel Macron, en personne, lors du forum de Davos. Ces retombées médiatiques se sont concrétisées par la signature de nouveaux contrats visant à promouvoir la D-Vine. Un contrat a été signé avec le traiteur parisien Dalloyau, dont le restaurant de la rue du Faubourg-Saint-Honoré accueillera la machine et fera déguster quatre crus, sélectionnés par la société nantaise. « Nous sommes par ailleurs en discussion pour finaliser un contrat avec un distributeur connu en France pour vendre notre machine », annonce Thibaut Jarrousse.

Reprise de la production

Dans cette perspective, la production de la D-Vine, en rupture de stock, a été relancée. Une seconde série de 500 machines, dont 20 % sont pré vendues, sera livrée fin mai. « Nos partenaires industriels sont capables d'augmenter significativement les volumes produits. C'est d'autant plus nécessaire, que parallèlement à la négociation de ces contrats, nous sommes en discussion avec nos distributeurs à Singapour, en Grande-Bretagne et en Suisse pour commencer la commercialisation de la D-Vine sur ces marchés », indique Thibaut Jarrousse. Ces développements sur tous les fronts pourraient nécessiter une nouvelle levée de fonds, de 5 millions d'euros cette fois, en 2017.

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