Tests de l'électromobilité : PSA s'engage à Rennes

Par la rédaction, le 05 novembre 2010

C'est le ?top départ? que tout le monde attendait. En venant à Rennes le mois dernier pour la Peugeot 508, le grand patron de PSA Peugeot Citroën a confirmé la future implication du groupe automobile dans le développement de l'électrique à Rennes. Un accord devait être signé ces jours-ci avec la Région et Rennes Métropole. Une petite dizaine d'expérimentations seront lancées début 2011 grâce à l'arrivée d'une centaine de voitures électriques. Objectif principal: tester grandeur nature l'usage de l'électromobilité et poser les bases de la filière automobile de demain. Philippe Créhange
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Le plan véhicule vert breton, pour le déploiement de l'électromobilité dans la région, on en parle depuis maintenant plus d'un an. Mais depuis quelques jours, le dossier est passé à la vitesse supérieure. Et il aura fallu la visite le mois dernier à Rennes de Philippe Varin (lire plus bas), le grand patron de PSA Peugeot Citroën, pour lancer «le coup de pétard», comme le décrit un acteur du dossier. À l'heure où nous bouclions ces lignes, le constructeur automobile, la Région Bretagne et Rennes Métropole devaient en effet signer un protocole d'accord. Objectif, expérimenter dès le deuxième trimestre 2011 une centaine de véhicules électriques et 210 points de charge de Rennes à Saint-Malo. Un projet qui va bien au-delà de la simple mise sur le marché de voitures.




«Attirer l'attention... et les financements»

Par ces expérimentations, c'est surtout l'usage des dits quatre roues qui va être testé grandeur nature (lire ci-contre). Et puis derrière tout ça, la Région Bretagne et Rennes Métropole ne cachent pas leur autre volonté: démontrer la capacité du territoire à accueillir un jour la construction de voitures électriques. «Mais on ne peut pas être crédible sur ce terrain s'il ne se passe rien sur le territoire. C'est offrir un terrain de jeu, un levier pour attirer des acteurs», prévient Jean-Luc Moreau, à l'Agence économique de Bretagne, structure pilote dans cette opération. L'ancien cadre de PSA, en charge à l'AEB depuis avril de la filière automobile, véhicules et mobilités, en est persuadé : c'est en lançant une petite dizaine d'expérimentations que Rennes pourra «attirer l'attention et les financements dont on pourrait avoir besoin».




«Business plan pérenne»

À ce jour, la phase d'expérimentation prévoit un budget autour de 5M€, dont 1M€ environ pour les infrastructures (bornes de recharge) et 1,5M€ pour la location des véhicules électriques auprès de PSA. Des C-Zero (Citroën) ou des iOn (Peugeot), la question n'a pas encore été tranchée. «Au niveau de Rennes Métropole, c'est un budget sur trois ans d'un peu plus de 2M€», nous annonce Gwénaële Hamon, vice-présidente de l'agglomération en charge de l'économie et de l'emploi. Un budget qui paraît bien raisonnable au regard des perspectives économiques s'ouvrant pour la région. «On pense que le développement d'électro-mobilité sur le territoire passera plus par des business-model que par des investissements de particuliers. L'objectif de cette expérimentation est donc de faire sortir un business plan pérenne pour les différents modèles économiques et exprimer les conditions de réussite de ce business plan», conclut Jean-Luc Moreau.

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