Rennes

Loisirs

Soredic revoit son management et agrandit son parc de cinémas

Par Baptiste Coupin, le 06 juillet 2021

Au moment où les cinémas retrouvent leur pleine capacité d'accueil, le rennais Soredic, qui exploite la marque Cinéville et 16 établissements en France, annonce une réorganisation de son management. Le pôle cinéma va continuer de porter l'essentiel de l'activité du groupe.

Yves Sutter, PDG du groupe Soredic.
Yves Sutter, PDG du groupe Soredic. — Photo : Soredic

Trois cents jours de fermeture en cumulé en raison du Covid et une fréquentation des salles de -40 % en 2020 a éprouvé le groupe rennais Soredic (200 salariés), exploitant de 16 complexes de cinéma et 122 salles dans une large partie ouest de la France (Rennes, Quimper, Lorient, Vannes…), qui a vu son chiffre d’affaires passer de 44,6 millions d’euros en 2019 à 28 millions d’euros en 2020. Mais enfin la lumière est rallumée dans les salles obscures. La levée du couvre-feu et la fin des jauges depuis le 30 juin offrent même des perspectives encourageantes. "Sur les six dernières semaines, nous sommes sur des niveaux proches de ce que l’on pouvait connaître en 2017, 2018 et 2019, sur la même période. Nous avons retrouvé un très bon niveau de fréquentation. Le cinéma est un vecteur de lien social. L’envie de sortir, de partager des émotions avec d’autres, c’est quelque chose qui est irremplaçable", souligne Yves Sutter, PDG du groupe.

Nouvelle équipe

C’est dans ce contexte rassurant que le groupe breton vient d’annoncer la réorganisation de son management. Depuis le 1er juillet 2021, l’ensemble des services support sont regroupés au niveau de la maison-mère. Ils interviendront dorénavant sur la totalité du périmètre opérationnel du groupe. C’est-à-dire sur ses quatre activités : l’exploitation des Cinéville ; la programmation et services aux cinémas via Cinédiffusion ; la régie publicitaire (Cireo) et les plaines de jeux et loisirs indoor (Loopiland). "Nous avons un périmètre économique qui s’est accru avec une diversification sur les loisirs, notamment. La réorganisation va nous permettre de mieux nous structurer dans un groupe qui se développe et qui a de plus en plus de métiers", explique Yves Sutter. Pour mettre en œuvre la politique du groupe et superviser son fonctionnement, le dirigeant pourra ainsi s’appuyer sur six managers : Philippe Ollivier, directeur administratif et financier, Delphine Paumier au poste de directrice des opérations, Arnaud Auvêpre à la direction marketing et communication, Guenaël Carer en charge des travaux et de la maintenance des bâtiments, Pascale Heude comme responsable paie et ressources humaines et Marie Conas en tant que directrice de la programmation au sein de Cinédiffusion.

Des investissements qui vont se poursuivre

Bien que la Soredic ait dû recourir à un prêt garanti par l’État (montant non communiqué) pour passer le cap de la crise, Yves Sutter entend poursuivre son plan de développement, qui a notamment vu le groupe investir 22 millions d’euros, en 2019, dans deux cinémas high-tech au sud de Rennes. "Nos projets vont continuer de partir du cinéma (90 % du chiffre d’affaires du groupe), notre cœur de métier. On a un projet de construction d’un nouveau complexe à Beaupréau-en-Mauges, dans le Maine-et-Loire. Et deux projets d’extension, dans le Maine-et-Loire et le Pas-de-Calais. Nous voulons continuer à maintenir notre parc existant à niveau. Le Covid n’a pas atteint l’envie de notre développement…"

Yves Sutter, PDG du groupe Soredic.
Yves Sutter, PDG du groupe Soredic. — Photo : Soredic

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